Rechercher
Rechercher

Liban

Privés de cinéma

Difficile pour les handicapés du Liban de profiter des loisirs, des facilités récréatives, comme il est de rigueur dans les pays évolués. Si les grands hôtels et enseignes internationales de restauration ont l'obligation d'aménager leurs espaces afin de pouvoir accueillir les personnes handicapées, les choses sont moins évidentes au niveau des enseignes locales.
À l'entrée des restaurants, les marches sont inévitables. « Lorsque j'appelle un restaurant avant de m'y rendre, pour m'assurer de son accessibilité, on me répond souvent qu'il n'y a pas de marches, raconte Élias. Mais à mon arrivée, je constate qu'il y a effectivement une ou deux marches. Mes amis doivent me porter ou alors je passe par les cuisines », dit-il, précisant que même une marche est un obstacle pour une personne handicapée. « Je connais toutes les cuisines des restaurants », lance-t-il avec humour. Sylvana Lakkis précise, de son côté, que plus de 90 % des toilettes des restaurants ne sont pas accessibles. La présidente de l'ULHP tient toutefois à saluer l'initiative d'un restaurant local auquel elle avait demandé de placer une rampe, pour en permettre l'accès. « Lorsque je suis revenue à ce restaurant, ils en avaient placé une », affirme-t-elle avec satisfaction.
Au niveau des centres d'achat, les choses semblent moins difficiles, en apparence. Élias apprécie particulièrement de déambuler avec ses amis à l'ABC ou au City Mall, mais il doit être en permanence assisté. Il ne peut s'empêcher de constater que « les places de parking réservées aux handicapés sont parfois occupées par des diplomates ou des personnes influentes ». Il ajoute qu'il doit souvent « attendre longtemps pour prendre l'ascenseur ». Mais ce qui le dérange le plus, c'est le manque d'accessibilité aux salles de cinéma, que ce soit à l'ABC ou au City Mall. « On m'a proposé de me porter, mais j'ai refusé », note-t-il, estimant qu'il suffit d'un peu de bonne volonté pour rendre les salles de cinéma accessibles aux personnes handicapées.

Difficile pour les handicapés du Liban de profiter des loisirs, des facilités récréatives, comme il est de rigueur dans les pays évolués. Si les grands hôtels et enseignes internationales de restauration ont l'obligation d'aménager leurs espaces afin de pouvoir accueillir les personnes handicapées, les choses sont moins évidentes au niveau des enseignes locales. À l'entrée des restaurants, les marches sont inévitables. « Lorsque j'appelle un restaurant avant de m'y rendre, pour m'assurer de son accessibilité, on me répond souvent qu'il n'y a pas de marches, raconte Élias. Mais à mon arrivée, je constate qu'il y a effectivement une ou deux marches. Mes amis doivent me porter ou alors je passe par les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut