À l'entrée des restaurants, les marches sont inévitables. « Lorsque j'appelle un restaurant avant de m'y rendre, pour m'assurer de son accessibilité, on me répond souvent qu'il n'y a pas de marches, raconte Élias. Mais à mon arrivée, je constate qu'il y a effectivement une ou deux marches. Mes amis doivent me porter ou alors je passe par les cuisines », dit-il, précisant que même une marche est un obstacle pour une personne handicapée. « Je connais toutes les cuisines des restaurants », lance-t-il avec humour. Sylvana Lakkis précise, de son côté, que plus de 90 % des toilettes des restaurants ne sont pas accessibles. La présidente de l'ULHP tient toutefois à saluer l'initiative d'un restaurant local auquel elle avait demandé de placer une rampe, pour en permettre l'accès. « Lorsque je suis revenue à ce restaurant, ils en avaient placé une », affirme-t-elle avec satisfaction.
Au niveau des centres d'achat, les choses semblent moins difficiles, en apparence. Élias apprécie particulièrement de déambuler avec ses amis à l'ABC ou au City Mall, mais il doit être en permanence assisté. Il ne peut s'empêcher de constater que « les places de parking réservées aux handicapés sont parfois occupées par des diplomates ou des personnes influentes ». Il ajoute qu'il doit souvent « attendre longtemps pour prendre l'ascenseur ». Mais ce qui le dérange le plus, c'est le manque d'accessibilité aux salles de cinéma, que ce soit à l'ABC ou au City Mall. « On m'a proposé de me porter, mais j'ai refusé », note-t-il, estimant qu'il suffit d'un peu de bonne volonté pour rendre les salles de cinéma accessibles aux personnes handicapées.


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