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Sport

Le Mali doit en finir avec les conflits d’intérêts

Tristement éliminé au 1er tour de la CAN en 2010 comme en 2008, le Mali doit en finir avec les conflits d'intérêts multiples que l'entraîneur Keshi a tenté, entre les lignes, de dénoncer.
L'impression de « gâchis » du capitaine « Djilla » Diarra n'est pas près de s'estomper. Avec des joueurs de son calibre (il joue au Real Madrid) ou du Barcelonais Keita, du Sévillan Kanouté et du « Juventino » Sissoko, le Mali aurait dû mieux exploiter cette génération dorée, qui a pris un coup de vieux en trois matches (Angola 4-4, Algérie 0-1 et Malawi 3-1).
Deux ans après cette élimination historique au Ghana, la sélection, qui auparavant avait toujours passé le 1er tour de la CAN en phase finale, a donné l'impression de se perdre dans les mêmes problèmes extrasportifs.
« Toutes ces affaires politiques en marge du foot ne devraient pas arriver dans une sélection », a ainsi regretté, une fois l'élimination consommée, l'entraîneur Stephen Keshi, désormais libre. « En Afrique, tout le monde dit toujours ce que vous devez faire, qui doit jouer et c'est difficile de réussir. »
La gestion du Nigérian, qui avait notamment sélectionné un joueur déjà - et toujours - blessé (Samassa), n'est pas non plus exempte de critiques.
« Il y avait beaucoup d'imperfections et également un problème d'autorité car beaucoup de joueurs se sentaient intouchables, confirme Alassane Souleymane, le président de la commission communication de la fédération. L'environnement d'une sélection doit être sain. C'est ce qu'a reproché Diakité. »
Diakité (Nice) avait claqué la porte de l'équipe juste avant de partir en Angola, selon lui pour « raisons personnelles », selon l'encadrement parce qu'il refusait de faire la prière collective.
« Pas un de nos défenseurs expérimentés n'est venu, reproche ainsi Diarra. Chacun a ses raisons, mais même s'il y a des choses qui ne vont pas au sein de l'équipe, il faut la respecter. »
Malgré une préparation que tous ont jugée excellente, l'équipe est traversée par les mêmes tensions et non-dits que par le passé, à l'exception de la présumée rivalité en sélection de Diarra et Keita, que la longue blessure du premier a refermée.
Ainsi, les Aigles se sont encore une fois dispersés avant le tournoi autour de la question des primes promises par la fédération.
« C'est toujours comme ça, regrette encore Diarra. On croyait au renouveau des dirigeants, mais rien n'a bougé. C'est toujours les mêmes magouilles entre les dirigeants, les entraîneurs, les joueurs. »
Taxés « d'enfants gâtés » par l'opinion publique, les joueurs, qui avaient bénéficié de l'avion présidentiel pour leur campagne de qualification, risquent une nouvelle fois de vivre un accueil mouvementé. Au moins pour ceux qui rallieront Bamako et pas l'Europe directement.
« Notre véritable travail commence maintenant, veut pourtant croire M. Souleymane. On doit réfléchir à un nouveau projet, une réorganisation de l'équipe, redessiner les critères de sélection et mettre en place un code de conduite pour les dirigeants, les entraîneurs et les joueurs. » Un vaste programme.
L'impression de « gâchis » du capitaine « Djilla » Diarra n'est pas près de s'estomper. Avec des joueurs de son calibre (il joue au Real Madrid) ou du Barcelonais Keita, du Sévillan Kanouté et du « Juventino » Sissoko, le Mali aurait dû mieux exploiter cette génération dorée, qui a pris un coup de vieux en trois matches (Angola 4-4, Algérie 0-1 et Malawi 3-1).Deux ans après cette élimination historique au Ghana, la sélection, qui auparavant avait toujours passé le 1er tour de la CAN en phase finale, a donné l'impression de se perdre dans les mêmes problèmes extrasportifs.« Toutes ces affaires politiques en marge du foot ne devraient pas arriver dans une...
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