L'ancien président réformateur Mohammad Khatami a pris la défense mardi des manifestants arrêtés et poursuivis ces derniers mois en Iran, renouvelant de vives critiques contre le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad.
M. Khatami, devenu l'une des principales figures de l'opposition depuis la réélection contestée de M. Ahmadinejad en juin dernier, a notamment accusé le gouvernement de "mentir" à la population, dans des déclarations publiées sur le site internet de son mouvement, Baran.
L'ancien président réformateur, au pouvoir entre 1997 et 2005, a également fustigé "ceux qui commettent des violences en toute impunité contre les manifestants", référence aux dizaines de morts et centaines de blessés victimes de la répression policière lors des manifestations de l'opposition depuis juin.
"Beaucoup de mensonges ont été proférés ces derniers temps, et beaucoup de promesses ont été faites, mais les gens constatent que ceux qui ont la charge de leurs affaires n'ont pas fait grand-chose et commencent également à créer des problèmes", a affirmé M. Khatami.
"La population réalise ainsi que beaucoup de manifestants n'ont pas de mauvaises intentions, et que leur protestation est raisonnable", a ajouté M. Khatami, qui s'exprimait lors d'une rencontre avec un groupe de personnes arrêtées lors des manifestations ayant suivi l'élection et libérées depuis.
L'ancien président a de nouveau appelé, comme l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi quelques jours plus tôt, à "la libération des prisonniers (arrêtés lors des manifestations ou après), l'ouverture de l'espace politique et la liberté des médias".
Plusieurs centaines de personnes, dont des journalistes, sont toujours emprisonnées en Iran pour avoir participé aux nombreuses manifestations antigouvernementales, ou pour leur engagement supposé en faveur de l'opposition.
L'aile dure du régime a appelé à des sanctions exemplaires contre ces détenus, accusés de "complot" contre le régime islamique en collusion avec les ennemis de l'Iran, notamment les Etats-Unis et Israël.
Elle a également appelé à arrêter et juger les "chefs de la sédition", visant notamment Mir Hossein Moussavi, Mohammad Khatami et l'ancien président réformateur du Parlement Mehdi Karoubi.
M. Khatami, devenu l'une des principales figures de l'opposition depuis la réélection contestée de M. Ahmadinejad en juin dernier, a notamment accusé le gouvernement de "mentir" à la population, dans des déclarations publiées sur le site internet de son mouvement, Baran.
L'ancien président réformateur, au pouvoir entre 1997 et 2005, a également fustigé "ceux qui commettent des violences en toute impunité contre les manifestants", référence aux dizaines de morts et centaines de...


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