Photo tirée du site hopehouse-rhd.org
La ménopause est une période à risque en termes de prise de poids. En effet, la majorité des femmes gagne en moyenne un demi-kilo par an durant les trois à quatre années au cours desquelles le cycle menstruel s'arrête progressivement. Mais s'il est communément admis de prendre quelques kilos à la ménopause, il ne faut pas généraliser. Certaines femmes gagnent les kilos à l'arrivée de la cinquantaine et d'autres, au contraire, en perdent.
On dénonce en général la chute des œstrogènes, ces fameuses hormones féminines, les rendant responsables de la prise de poids. En réalité, le bouleversement hormonal lié à la ménopause ne provoque pas une accumulation de graisses. Il implique plutôt leur nouvelle répartition dans le corps. Il est ainsi possible de ne plus arriver à fermer son pantalon, sans que la balance ne bouge pour autant d'un gramme. La chute des œstrogènes, même sans prise de poids, entraîne une délocalisation des rondeurs. Résultat : la taille s'épaissit légèrement ou le ventre s'arrondit. Par contre, les hanches, les jambes et les fessiers s'affinent.
Les THS/THM (Traitements hormonaux substitutifs de la ménopause) sont, eux aussi, pointés du doigt. Pourtant, s'il arrive qu'ils aient des répercussions sur la silhouette, il semble encore que les hormones administrées ne soient pas les seules en cause. Lors de la prise de ces traitements, le poids est normalement stable. C'est après l'arrêt de ces médicaments que le gain pondéral survient en général.
Mais en blâmant toutes ces hormones, on oublie une chose essentielle. En fait, l'arrivée de la cinquantaine coïncide souvent avec de nombreux bouleversements psychologiques, familiaux et professionnels. C'est généralement l'âge où l'on renonce à la maternité, où les enfants quittent le cocon familial et où l'heure de la retraite sonne... Bref, des événements qui ne sont pas toujours faciles à vivre, favorisant le grignotage lié aux vides affectifs et au stress.
Faut-il donc s'astreindre à des régimes drastiques à l'arrivée de la ménopause ? La réponse est « non ». Les besoins physiologiques restent à peu près les mêmes. Il n'est pas nécessaire de changer ses habitudes alimentaires, ni de se mettre au régime. Il suffit de continuer à manger équilibré, surveiller son poids et s'occuper de soi.
Donc, concrètement, la solution pour ne pas grossir à la ménopause consiste essentiellement à maintenir ou adopter des habitudes alimentaires saines et équilibrées, en privilégiant les légumes et les fruits, peu caloriques, riches en fibres et en antioxydants, les produits laitiers allégés (moins de 20 % de matières grasses dans le produit fini), les huiles végétales de colza et d'olive, riches en oméga 3, le pain complet, la cuisson à la vapeur et les sauces allégées. Il s'agit aussi de limiter la consommation d'alcool, des boissons sucrées, des graisses d'origine animale, des sucreries, des fritures, des sauces à la mayonnaise... Il est également conseillé d'éviter les grignotages, comme les barres chocolatées (oui, même lorsqu'elles sont allégées !). Enfin et surtout, penser à bouger afin de conserver la souplesse du corps ainsi que la force musculaire. L'activité physique est un loisir agréable, qui met de bonne humeur et aide à lutter contre les baisses de moral. Le mieux vous vous sentirez dans votre peau, le mieux vous contrôlerez votre poids. Trente minutes de marche soutenue, trois fois par semaine, feront toute la différence : dans le corps et dans la tête !
« Moi, j'ai 52 ans, je me sens jeune, mince, belle et cool. »
Nadine ZEENI
nutrition, PHD

