Le ministère iranien de la Culture a révoqué lundi la licence du quotidien réformateur Farhang Ashti pour "infractions répétées", et a émis des "avertissements" à deux autres journaux proches de l'opposition pour avoir critiqué le gouvernement, a indiqué l'agence ISNA.
ISNA ne précise pas en quoi consistaient les "infractions" commises par Farhang Ashti (Culture et Réconciliation), quotidien généraliste déjà suspendu à plusieurs reprises dans le passé.
Le vice-ministre de la Culture chargé de la Presse, Mohammad Ali Ramin, a en revanche précisé à ISNA les griefs ayant motivé des "avertissements" adressés à deux autres quotidiens réformateurs, Etemad (Confidence) et Aftab Yazd (Soleil de Yazd).
Etemad a reçu un avertissement pour avoir "publié un article dans lequel il laissait entendre que le gouvernement de la République islamique était à l'origine de la sédition" (ndlr: les troubles qui ont secoué le pays au cours des derniers mois), a expliqué M. Ramin.
Aftab Yazd a reçu de son côté "un sérieux avertissement" pour avoir "encouragé à participer à des rassemblements illégaux qui ont entraîné des émeutes" au cours des derniers mois en Iran.
La justice iranienne a pour sa part interdit la semaine dernière l'hebdomadaire Hemmat pour "publication de fausses informations" et "perturbation de l'opinion publique".
M. Ramin, cité début janvier par l'agence officielle IRNA, avait expliqué que "les journaux qui sont interdits ou reçoivent des avertissements sont des éléments corrompus ou contaminés qui perturbent l'atmosphère de la presse".
Le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad a multiplié les fermetures --définitives ou temporaires-- de journaux, pour la plupart réformateurs, depuis son arrivée au pouvoir en 2005.
Les fermetures de titres et arrestations de journalistes, généralement proches de l'opposition, se sont intensifiées depuis le début de la grave crise politique entraînée par la réélection contestée de M. Ahmadinejad en juin.
ISNA ne précise pas en quoi consistaient les "infractions" commises par Farhang Ashti (Culture et Réconciliation), quotidien généraliste déjà suspendu à plusieurs reprises dans le passé.
Le vice-ministre de la Culture chargé de la Presse, Mohammad Ali Ramin, a en revanche précisé à ISNA les griefs ayant motivé des "avertissements" adressés à deux autres quotidiens réformateurs, Etemad...


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