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Najaf donne 24 heures aux baassistes pour partir, annonce une "purge"

La province chiite de Najaf a menacé lundi de frapper "d'une main de fer" les sympathisants de l'ancien parti de Saddam Hussein, le Baas, s'ils ne quittaient pas la région dans les 24 heures et a annoncé une "purge" des institutions locales.

Les autorités locales "donnent au gang du Baas de Saddam un seul jour pour quitter la province, sinon nous frapperons d'une main de fer ceux qui ont manqué leur chance de s'éloigner du Baas, d'el-Qaëda, et de revenir dans le giron de la nation", déclare le conseil provincial dans un communiqué.

Cette décision intervient dans un climat de regain de tensions entre les communautés chiite et sunnite. Les candidats accusés de liens avec le Baas, dont des figures de proue de la communauté sunnite, ont été rayés des listes électorales.

Les membres du conseil provincial de Najaf, dirigé par le parti du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, ont décidé d'expulser les sympathisants de l'ancien parti de Saddam Hussein après un attentat jeudi qui a fait plusieurs morts dans le centre de la ville éponyme de Najaf.

Les responsables locaux ont accusé des membres du Baas d'être responsables de l'attentat.

Le conseil a également exigé que tous les "baassistes soient écartés du processus politique quel que soit le nom qu'ils ont adopté" et a ajouté sur un ton menaçant: "Le conseil aura soin de prendre prochainement des mesures pour purger les institutions gouvernementales des baassistes".

Il a par ailleurs demandé au gouvernement irakien d'utiliser les services de renseignement pour repérer et "isoler les membres toujours fidèles à l'ancien régime".

Cette décision vise "les baassistes qui refusent de répudier le parti, ses idées (...) et ceux qui ont les mains couvertes du sang des innocents à Najaf et dans les autres villes irakiennes", a affirmé à l'AFP Khaled Chajami, un élu du conseil provincial, membre d'un des deux plus puissants partis chiites, le Conseil suprême islamique en Irak (CSII).

"Nous avons pris cette décision pour purifier l'atmosphère de Najaf de ces idées baassistes", a-t-il ajouté, avant d'insister: "Nous allons travailler sérieusement à purger les services de sécurité et les institutions gouvernementales".

Il a toutefois tenu à préciser que les actions prises seraient conformes à la loi.

Face aux craintes suscitées par cette annonce de "purge", le porte-parole du gouvernement, Ali Dabbagh, a indiqué dans un communiqué qu'il "n'existe aucune intention de mettre fin aux emplois d'officiers ou d'employés des ministères de la Défense et de l'Intérieur".

La commission électorale a exclu des listes électorales 500 candidats sur les 6.500 qui se présentent: parmi eux des figures de proue de la communauté sunnite comme Saleh al-Motlaq, un virulent opposant au gouvernement chiite ou encore le ministre de la Défense, Abdel Qader Jassem al-Obeidi.

Il est reproché aux responsables sunnites de soutenir le parti Baas interdit ou d'en avoir fait l'apologie, ce qui est formellement interdit par la Constitution.

Najaf (150 km au sud de Bagdad) abrite le mausolée d'Ali, le premier imam chiite, visité chaque année par des millions de fidèles chiites.

La province chiite de Najaf a menacé lundi de frapper "d'une main de fer" les sympathisants de l'ancien parti de Saddam Hussein, le Baas, s'ils ne quittaient pas la région dans les 24 heures et a annoncé une "purge" des institutions locales.
Les autorités locales "donnent au gang du Baas de Saddam un seul jour pour quitter la province, sinon nous frapperons d'une main de fer ceux qui ont manqué leur chance de s'éloigner du Baas, d'el-Qaëda, et de revenir dans le giron de la nation", déclare le conseil provincial dans un communiqué.
Cette décision intervient dans un climat de regain de tensions entre les communautés chiite et sunnite. Les candidats accusés de liens avec le Baas, dont des figures de proue de la communauté sunnite, ont été...