Les prix actuels du pétrole sont "très raisonnables", a déclaré lundi le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Mohammad Ben Zaën al-Hameli, en marge d'un forum sur les énergies renouvelables.
Interrogé par des journalistes sur son avis concernant un prix qui excéderait les 100 dollars le baril, le ministre a répondu: "Je préfère qu'il ne soit ni de 100 dollars, ni de 30 dollars".
"Les prix actuels sont très raisonnables", a-t-il poursuivi ajoutant qu'il ne souhaitait pas qu'ils soient "volatils".
M. Hameli s'exprimait en marge d'un forum sur les énergies renouvelables qui s'est ouvert lundi à Abou Dhabi.
Les cours du brut étaient fermes lundi en début d'échanges européens, se stabilisant autour de 78 dollars après cinq séances de baisse. Vers 12H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars (premier jour de livraison de ce contrat) gagnait 35 cents à 77,46 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres.
A la même heure, le baril de "brut léger texan" (WTI) pour livraison en février prenait 53 cents à 78,53 dollars lors des échanges électroniques du New York Mercantile Exchange (Nymex).
"Les stocks sont en hausse, de 59 jours environ", a déclaré le ministre émirati soulignant que les marchés étaient bien approvisionnés.
Il a également indiqué" que les prix étaient liés à l'état du dollar. "Il existe un lien direct entre le taux (de change) du dollar et les prix du pétrole. Quand le dollar est en baisse, les prix du pétrole montent, et vice-versa", a-t-il expliqué.
Lundi, le dollar était en hausse contre l'euro sur fond d'inquiétude à propos de la crise budgétaire en Grèce.
Le ministre émirati, dont le pays repose sur les cinquièmes réserves prouvées de pétrole au monde, a affirmé aux participants du forum que les Emirats cherchaient à diversifier leurs ressources d'énergie en construisant des centrales nucléaires.
Un consortium mené par la compagnie sud-coréenne publique Kepco a remporté en décembre un contrat de 20,4 milliards de dollars pour la construction de quatre centrales aux Emirats, qui entendent générer de l'électricité par l'énergie atomique dès 2017.
"Le nucléaire est l'option la plus viable, étant donné que les Emirats ne disposent pas suffisamment de gaz naturel pour alimenter leur économie", a estimé Mohammad Ben Zaën al-Hameli.
Les réserves de gaz des Emirats s'élèvent toutefois à 6.000 milliards de m3, soit le 6e rang mondial après la Russie, l'Iran, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis.
"Nous allons avoir (de l'énergie) fossile, nucléaire et renouvelable (...). Cela apportera équilibre et durabilité", a ajoute le ministre.
Abou Dhabi, capitale des Emirats, a été choisie en 2009 pour accueillir l'Institut international pour les énergies renouvelables (Irena), en dépit du fait que le pays a la plus grande empreinte carbone au monde par habitant.
L'émirat, qui possède 95% des réserves prouvées de la fédération, est à l'initiative du projet de ville à zéro émission de gaz carbonique.
Interrogé par des journalistes sur son avis concernant un prix qui excéderait les 100 dollars le baril, le ministre a répondu: "Je préfère qu'il ne soit ni de 100 dollars, ni de 30 dollars".
"Les prix actuels sont très raisonnables", a-t-il poursuivi ajoutant qu'il ne souhaitait pas qu'ils soient "volatils".
M. Hameli s'exprimait en marge d'un forum sur les énergies renouvelables qui s'est ouvert lundi à Abou Dhabi.
Les cours du brut étaient fermes lundi en début d'échanges européens, se stabilisant autour de 78...


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