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Liban

La déconfessionnalisation continue d’alimenter la polémique

L'appel du président de la Chambre Nabih Berry à la formation de la commission nationale pour l'abolition du confessionnalisme politique continue d'occuper la scène politique et les positions reflètent le même schéma politique : les chrétiens dans leur diversité y sont globalement hostiles, les chiites et les druzes y sont favorables et les sunnites préconisent l'entente.
Au cours du week-end, le député membre du Bloc du changement et de la réforme Youssef Khalil a estimé ainsi que son bloc aspire à l'établissement d'un État laïc, mais que pour l'instant, la formation de la commission pour l'abolition du confessionnalisme est prématurée. Khalil a reconnu le droit de Berry à soulever la question, mais il a suggéré que ce sujet soit examiné à la table de dialogue qui doit être convoquée bientôt par le président Sleiman. Youssef Khalil a rappelé la position du général Michel Aoun qui propose d'équilibrer le pouvoir et l'administration avant de procéder à la formation de la commission.
De son côté, l'ancien Premier ministre Omar Karamé a déclaré, après avoir reçu une délégation parlementaire du Bahreïn, que ceux qui refusent aujourd'hui la formation de la commission pourraient le regretter plus tard. Karamé a ajouté que le refus de la formation de la commission montre qu'en dépit du climat d'entente, le problème reste le même et les positions demeurent radicales et dans ce contexte, le système tourne en rond et il est difficile de procéder à la moindre réforme. « La voix du progrès reste fermée », a affirmé Omar Karamé qui a ajouté que c'est ce blocage qui favorise les interventions étrangères dans les affaires internes et ce n'est pas ainsi qu'on bâtit un État. Karamé a refusé de dire que le gouvernement d'union est piégé, assurant qu'il est le fruit d'une véritable entente, mais il a précisé que tant que les susceptibilités resteront les mêmes, ainsi que les appréhensions, il est impossible de progresser.
Le député Ali Bazzi, membre du bloc Berry, a au contraire estimé que le moment est propice pour faire un pas vers la déconfessionnalisation politique et vers la réforme du système libanais, en acceptant la proposition du président de la Chambre. Reprenant les exemples cités par Berry au cours de sa conférence de presse, il a estimé qu'il n'est plus possible de laisser chaque groupe confessionnel avoir ses héros qui sont considérés comme des traîtres par d'autres camps. Il faut en finir avec cette division dans la vision du passé, a insisté M.Bazzi, puisque l'unité durable et la stabilité passent, selon lui, par là...
L'appel du président de la Chambre Nabih Berry à la formation de la commission nationale pour l'abolition du confessionnalisme politique continue d'occuper la scène politique et les positions reflètent le même schéma politique : les chrétiens dans leur diversité y sont globalement hostiles, les chiites et les druzes y sont favorables et les sunnites préconisent l'entente.Au cours du week-end, le député membre du Bloc du changement et de la réforme Youssef Khalil a estimé ainsi que son bloc aspire à l'établissement d'un État laïc, mais que pour l'instant, la formation de la commission pour l'abolition du confessionnalisme est prématurée. Khalil a reconnu le droit de Berry à soulever la question,...
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