Fadlallah invite l'administration Obama à retourner « à la raison »
Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah a dénoncé, dans son prêche du vendredi, hier à Haret Hreik, la politique suivie par Washigton dans la région, invitant sur ce plan l'administration du président Barack Obama à « retourner quelque peu à la raison si elle désire aboutir réellement à une stabilité internationale ». « Elle devrait se démarquer de l'entité sioniste et faire montre de compréhension à l'égard des aspirations et des sensibilités des peuples », a déclaré sayyed Fadlallah, qui a vivement dénoncé la récente déclaration d'un haut responsable américain qui soulignait il y a quelques jours que les plans d'une éventuelle attaque contre les sites nucléaires iraniens sont prêts. « Le masque de l'administration Obama est tombé, a affirmé le dignitaire religieux chiite, car cette équipe a montré, jusqu'à présent, qu'elle est prête à réactiver le terrorisme qui s'est développé sous la houlette américaine dans nombre de régions, non plus seulement par le biais des services de renseignements américains, mais aussi par l'intermédiaire de la présence armée et de l'occupation, et en menaçant les sites nucléaires iraniens. »
Sayyed Fadlallah a par ailleurs stigmatisé « le mutisme observé par les Arabes face aux vagues de terrorisme israélien qui se manifeste par des tueries et des bombardements à Gaza. « D'aucuns justifient le siège imposé aux Palestiniens en prenant pour prétexte les impératifs de la sécurité nationale », a déploré sayyed Fadlallah.
Zahra : L'ouverture sur la Syrie ne signifie pas l'abandon du projet de la révolution du Cèdre
Le député Antoine Zahra, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a affirmé, dans une déclaration à la presse, que l'alliance des forces de la majorité est toujours en vigueur. « Le fait d'ouvrir de nouveaux horizons dans les relations libano-syriennes ne signifie pas l'abandon des principes de l'édification de l'État et des institutions, ou du projet de la révolution du Cèdre », a-t-il déclaré, avant de souligner que le leader du PSP, Walid Joumblatt, « fait des concessions qu'il n'est pas contraint d'accepter, d'autant qu'il a la stature d'un grand leader national, et non pas uniquement celle d'un leader druze ». M. Zahra a toutefois souligné sur ce plan que « si Walid Joumblatt estime que les circonstances lui ont imposé de se comporter de manière à éviter aux druzes et à la Montagne des conflits armés, cela est alors de son droit ».
Le député FL a relevé dans ce cadre que la force de la révolution du Cèdre est due au fait que « c'est le peuple qui impose son rythme aux leaders et non pas le contraire ». « S'il fallait attendre que les leaders prennent les décisions, on en serait encore à l'année 2004 », a déclaré M. Zahra qui a rappelé que c'est la population qui est descendue dans la rue, en 2005, afin de déterminer le cours des événements. En conclusion, le député FL a souligné sur un tout autre plan que la stratégie de défense devrait être le seul sujet inscrit à l'ordre du jour de la conférence de dialogue lorsqu'elle sera relancée.
Des sources françaises craignent un dérapage au Liban-Sud
Le correspondant de l'agence locale d'information al-Markaziya cite des « sources françaises » qui affirment que la France n'est pas en possession d'informations précises concernant une éventuelle opération militaire israélienne d'envergure contre le Liban et le Hezbollah, comme le rapportent depuis quelque temps certains médias. Les sources en question expriment toutefois des craintes au sujet de la situation au Liban-Sud et soulignent qu'en dépit du calme qui règne dans cette région, un dérapage risque de se produire, entraînant le Liban dans une opération militaire qui risque surtout de se produire si Israël découvre que le Hezbollah possède des fusées menaçant l'aviation israélienne.
En ce qui concerne l'action du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), les sources françaises citées par al-Markaziya relèvent que la série de démissions au sein du TSL « est en rapport avec le parcours professionnel des juges et ne vise nullement à ralentir l'action du tribunal ».
Sur un tout autre plan, les sources susmentionnées soulignent que Paris accorde un intérêt particulier à la visite que le Premier ministre Saad Hariri effectuera en France entre le 20 et le 22 janvier.
Kandil réclame la révocation de Nawwaf Salam
L'ancien député Nasser Kandil a lancé une virulente attaque contre l'ambassadeur du Liban aux Nations unies, Nawwaf Salam, réclamant sa révocation et l'accusant de recevoir des instructions de l'ancien Premier ministre Fouad Siniora. Au cours d'une conférence de presse, M. Kandil a également réclamé que les membres de la délégation libanaise à New York soient rappelés à Beyrouth et soient interrogés sur la source des instructions qu'ils ont reçues « et qui ont abouti à l'annonce par le gouvernement libanais de son attachement à la résolution 1559, considérant qu'elle constitue une garantie pour l'indépendance du Liban ».
L'ancien député a fait état d'« informations selon lesquelles la délégation libanaise (à New York) a surpris les membres de la cinquième commission (des Nations unies) chargée des affaires financières en les informant que le gouvernement libanais désire renouveler la mission de l'envoyé spécial Tejé Roed-Larsen et considère que la résolution 1559 est une garantie pour l'indépendance du Liban, de même que le gouvernement a réaffirmé que la mission de Roed-Larsen inclut le dossier des relations libano-syriennes ». Après s'être interrogé sur « les raisons pour lesquelles Nawwaf Salam continue de s'en référer au député Fouad Siniora, même après l'accession de Saad Hariri à la présidence du Conseil », M. Kandil a déploré la position du gouvernement sur ce plan, rappelant que la déclaration ministérielle « a ignoré la résolution 1559 et n'a fait état que de la résolution 1701 ». Il convient d'indiquer que la Syrie avait saisi la cinquième commission de l'ONU d'une requête visant à annuler le budget de l'émissaire Roed-Larsen et qu'elle avait par la suite retiré cette requête.
Émile Lahoud aurait refusé de recevoir Joumblatt
Selon l'agence locale d'information al-Markaziya, l'ancien président Émile Lahoud aurait refusé de recevoir le leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, en prélude à une possible visite du leader druze dans la capitale syrienne. Lahoud aurait affirmé que « Joumblatt n'existe pas pour (moi) et que, par voie de conséquence, il n'y a pas de différend avec (moi) ».
Ouverture syrienne envers Sfeir ?
Selon certaines sources d'information, le pouvoir syrien aurait demandé récemment à l'évêque maronite de Homs de rendre visite au patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, à Bkerké, afin de tenter d'améliorer les rapports entre le patriarcat maronite et Damas. De même source, on indique que l'évêque de Homs a effectivement visité Bkerké et que sa démarche pourrait constituer un premier pas en vue de paver la voie à une future visite du patriarche maronite en Syrie.
Harb aujourd'hui en Arabie saoudite
À l'invitation de son homologue saoudien, le ministre du Travail et député de Batroun, Boutros Harb, se rendra aujourd'hui en Arabie saoudite à la tête d'une délégation du ministère. M. Harb représentera le Liban au « Forum arabe sur la formation technique et professionnel et les besoins du marché du travail » qui se tient à Riyad sous l'égide du roi Abdallah. Le ministre du Travail prononcera demain, dimanche, une allocution dans le cadre des travaux de ce forum.
Par ailleurs, M. Harb a reçu hier l'ambassadeur de Chine, Liu Zhiming, ainsi que le président de la Caisse des déplacés, Fady Aramouni.
Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah a dénoncé, dans son prêche du vendredi, hier à Haret Hreik, la politique suivie par Washigton dans la région, invitant sur ce plan l'administration du président Barack Obama à « retourner quelque peu à la raison si elle désire aboutir réellement à une stabilité internationale ». « Elle devrait se démarquer de l'entité sioniste et faire montre de compréhension à l'égard des aspirations et des sensibilités des peuples », a déclaré sayyed Fadlallah, qui a vivement dénoncé la récente déclaration...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef