« Nous sommes aujourd'hui dans le cadre d'un gouvernement d'union nationale et nous nous efforçons de rassembler les Libanais sur d'autres questions. En tout état de cause, c'est un dossier qui nécessite l'unanimité. À mon avis, c'est ce qui importe. Or s'il existe des prises de position hostiles à ce sujet, cela signifie que l'unanimité est inexistante », a déclaré M. Hariri.
« Nous traitons de ce qui rassemble les Libanais et je pense que M. Berry partage cette vision », a ajouté le chef du gouvernement.
Prié de commenter son entretien avec le député Sleimane Frangié, qu'il avait reçu peu auparavant au Grand Sérail, M. Hariri a qualifié la rencontre d'« excellente ». « Elle entre dans le cadre des contacts permanents entre nous », a-t-il dit.
M. Frangié n'avait pour sa part pas fait de déclaration.
D'autre part, le Premier ministre a indiqué qu'il allait examiner au cours des deux prochains jours le dossier des nominations administratives avec le ministre concerné, Mohammad Fneich, avant de soumettre la question en Conseil des ministres.
Sur cette question, le chef du mouvement du Renouveau démocratique, Nassib Lahoud, qui a également été reçu par le Premier ministre, s'est à nouveau prononcé contre la pratique du partage d'influences. « Nous croyons que la coexistence entre compétence et partage d'influences est impossible, car ce dernier annule la première et la met au service des leaderships politiques et non plus au service de l'État libanais. »
Interrogé sur l'appel de M. Berry à former la commission nationale pour l'abolition du confessionnalisme politique, M. Lahoud a répondu : « Tout le monde sait que le Renouveau démocratique est un mouvement islamo-chrétien. Nous sommes très favorables à des avancées du Liban en direction de l'État civil. »
« Cependant, a-t-il ajouté, la question qui se pose est de savoir si un Parlement élu à l'ombre de grands tiraillements sectaires et confessionnels est en mesure d'accomplir de telles avancées. »
« Nous souhaitons que des concertations aient lieu et qu'il y ait un climat consensuel permettant de progresser sur cette question », a encore dit M. Lahoud.
Par ailleurs, le Premier ministre a reçu l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, qui lui a transmis une invitation à assister à la messe de Saint-Maron, le 9 février prochain.
Mgr Matar a précisé que la messe sera exceptionnellement célébrée cette année par le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, à la cathédrale Saint-Georges, dans le centre de Beyrouth.
M. Hariri devait par ailleurs s'entretenir avec le ministre du Travail, Boutros Harb, ainsi qu'avec le mufti de Tripoli, cheikh Malek Chaar, le député Mohammad Hajjar (Chouf) et l'ancien ministre Mohammad Abdelhamid Beydoun.
Il a aussi reçu le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi.

