Rechercher
Rechercher

Économie - Marché De L’Immobilier

L’immobilier vert s’invite timidement dans le marché

Dans un secteur très concurrentiel qui compte des centaines d'immeubles en construction et en projet dans l'agglomération de Beyrouth, une poignée de promoteurs fait le pari de la touche écologique. Un moindre mal, puisque le secteur du bâtiment rejette chaque année environ 25 % du total des émissions de CO2. Guidés souvent par des convictions personnelles, ces développeurs misent sur l'immobilier « vert » pour démarquer leur projet, contribuer à leur manière à la préservation de la planète et sensibiliser leur client sur le thème de la construction durable. Une stratégie qui n'est pas innocente non plus puisque les retombées financières ne sont pas négligeables. Surtout que le sujet est très tendance actuellement et que certains acheteurs sont demandeurs. Toutefois, s'il est encore trop tôt pour affirmer qu'un nouveau marché se profile, il est évident qu'à long terme, les immeubles verts auront une valeur supérieure à ceux qui ne le seront pas.
L'immobilier face au changement climatique est un débat tout récent au Liban et une infime minorité des promoteurs semblent préoccupés par la question. Ainsi, seulement quelques nouveaux projets à Ras Beyrouth, à Badaro, à Sodeco et à Yarzé sont concernés par le développement durable et l'optimisation énergétique de leur immeuble. C'est nettement plus concret que ces propriétaires qui collent le mot « gardens » à tout bout de champ au nom de leur projet dès qu'ils ont un m2 de pelouse.
Pour bénéficier du label écologique, certains projets résidentiels cherchent à obtenir les certifications LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) et BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method), des standards de référence des bâtiments à haute qualité environnementale (HQE). Créés en Occident, ces certificats intègrent une série de critères d'évaluation et d'instruments susceptibles d'aider le promoteur à atténuer les impacts environnementaux avant et après la conception du projet : isolation thermique et acoustique, recyclage des eaux usées, éclairage basse consommation, panneaux solaires, etc. Naturellement, le respect de ces normes implique un surcoût par rapport à la construction traditionnelle. Mais cela donne aux propriétaires une plus-value à la revente puisqu'il est indéniable que le concept HQE va évoluer dans les prochaines années avec de plus en plus de nouvelles constructions écologiques. De plus, une fois que les promoteurs auront compris que cette touche verte peut faciliter la commercialisation de leur projet, les mentalités changeront. Au moins à l'heure actuelle, le concept du bâtiment vert n'est plus un sujet tabou. Déjà, certains développeurs pensent à l'installation de chauffe-eau solaire. C'est mieux que rien !
Actuellement, les initiatives écologiques sont uniquement privées. La création d'un Conseil du Liban pour les bâtiments verts (LGBC) est une excellente chose. Nous espérons que l'État libanais participera à sa manière à cette prise de conscience collective. Déjà, la nouvelle loi sur la construction qui encourage la pose d'un double mur a permis de réduire les pertes d'énergie. Une fiscalité écologique (crédit d'impôt pour l'immobilier vert, prêt à taux zéro pour l'achat de logements écologiques ou à la réalisation de travaux réduisant la consommation d'énergie), serait également la bienvenue.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Dans un secteur très concurrentiel qui compte des centaines d'immeubles en construction et en projet dans l'agglomération de Beyrouth, une poignée de promoteurs fait le pari de la touche écologique. Un moindre mal, puisque le secteur du bâtiment rejette chaque année environ 25 % du total des émissions de CO2. Guidés souvent par des convictions personnelles, ces développeurs misent sur l'immobilier « vert » pour démarquer leur projet, contribuer à leur manière à la préservation de la planète et sensibiliser leur client sur le thème de la construction durable. Une stratégie qui n'est pas innocente non plus puisque les retombées financières ne sont pas négligeables. Surtout que...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut