Le directeur de cabinet du président Ali Abdallah Saleh, également chef de la sécurité yéménite, a assuré à l'AFP que l'opération qui a débouché sur la mort de Mehdar était « cent pour cent yéménite et a permis la neutralisation d'un membre important du réseau ». « Le Yémen n'est pas l'Afghanistan ou le Pakistan, où les terroristes attaquent sans cesse et les autorités tentent de répondre. Ici, nous anticipons la menace. Le Yémen n'est pas un repaire de terroristes et ne le sera jamais », a déclaré Ali al-Anisi. Il a ajouté que « de nombreux documents intéressants » avaient été récupérés dans la maison où Abdallah Mehdar a été abattu. Avant de donner l'assaut hier à l'aube au refuge de Mehdar, les forces de sécurité ont arrêté quatre de ses partisans. Deux d'entre eux ont été blessés dans les échanges de tirs.
Par ailleurs, les rebelles zaïdites ont affirmé hier contrôler toujours des positions en territoire saoudien, y compris le poste frontalier d'al-Jabiri dont la reprise a été annoncée mardi par un haut responsable militaire saoudien. « Al-Jabiri est toujours sous notre contrôle », a affirmé Ali Moustapha, un porte-parole des rebelles dans un appel téléphonique à l'AFP. Mardi, le ministre adjoint saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Sultan ben Abdel Aziz, a affirmé que les troupes saoudiennes avaient repris le contrôle de cette position et « éliminé tous les infiltrés ». « Le prince a voulu, par cette déclaration, relever le moral de ses troupes », a assuré M. Moustapha. « La bataille pour al-Jabiri n'est pas finie », a-t-il ajouté affirmant qu'outre ce poste, les rebelles yéménites contrôlent des portions du territoire saoudien dans les massifs montagneux frontaliers de Jebel el-Doukhan et Jebel el-Doud.


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