Rechercher
Rechercher

Liban - Diplomatie

Enthousiasme libano-turc pour la libre circulation des personnes entre les deux pays

Saad Hariri et la délégation qui l'accompagne sont rentrés hier soir de Turquie, à l'issue d'une journée à Istanbul.
Cette étape a été consacrée en partie à un déjeuner de travail au Four Seasons à l'invitation du DEIK, le Conseil turc des relations économiques extérieures, en présence d'un certain nombre d'hommes d'affaires libanais et turcs et des membres du conseil économique libano-turc, un organisme créé en 2002 et présidé par Wagih Bizri.
L'enthousiasme transparaissait hier sur les visages du Premier ministre et des membres de la délégation, pour les accords passés entre le Liban et la Turquie, et d'abord pour l'accord d'abolition des visas d'entrée entre les deux pays. Des invitations personnelles à visiter le Liban et à y investir ont été adressées à toutes les personnalités présentes.
Le ministre de l'Énergie, Gebran Bassil, s'est pour sa part félicité des possibilités d'accords énergétiques que le Liban pourrait passer avec la Turquie, qui a un excédent de gaz naturel capable de suffire aux besoins du pays. Des possibilités d'accord ont également été repérées dans le domaine de la construction de barrages de retenue d'eau, tandis que de nouvelles facilités de transports routiers seront créées, notamment une ligne spéciale pour les poids lourds.

Un marché de 100 millions de personnes
Prenant la parole au cours du déjeuner, le Premier ministre a souligné l'importance de l'accord sur l'abolition des visas d'entrée entre le Liban et la Turquie :
« Des décisions similaires ont été prises avec la Syrie et la Jordanie, ce qui signifie que nous avons créé un espace où 100 millions de personnes pourront circuler librement. Imaginez le marché du travail qui s'ouvre ainsi devant les peuples de ces pays ! Je sais d'autre part que vous œuvrez activement en faveur d'un accord de liberté commerciale, comme l'avait fait auparavant mon père. Je vous promets aujourd'hui que le gouvernement que je préside le réalisera. Nous sommes déterminés à le faire, nous voulons développer le commerce et les relations d'affaires entre nos deux pays. »
« Nous vous invitons à venir au Liban et à découvrir ce pays, a poursuivi le Premier ministre. Constatez par vous-mêmes que le Liban n'est pas le pays dont parlent certains. Certes, nous sommes passés par une guerre civile et six autres conflits. Ainsi, entre 1992 et 2009, nous avons connu trois guerres. Mais nous sommes toujours capables de nous relever. Notre peuple est un peuple tenace qui aime la vie et aime bâtir, tout à fait comme le peuple turc. »
« Le Liban et la Turquie, a enchaîné M. Hariri, sont tous deux des marchés émergents qui jouissent de fortes potentialités et de secteurs privés dynamiques. Je pense que nous avons un objectif commun : assurer la prospérité économique de nos pays et de notre région. »

Souplesse et créativité
M. Hariri a en outre rendu hommage au secteur privé libanais pour la « souplesse » et la « créativité » dont il a su faire preuve, au cours des deux décades passées, faisant ainsi face à des « bouleversements considérables ».
« Notre pays, a-t-il dit, est déterminé à déblayer ses décombres et à se reconstruire. Nous savons que notre économie dépasse nos frontières et nos 4 millions d'habitants. L'esprit d'initiative, notre diversité culturelle, la liberté d'expression et nos valeurs démocratiques sont des caractéristiques qui nous permettent de jouer un rôle important dans le monde arabe et même au-delà. »
Le Premier ministre n'a pas caché, cependant, que le Liban a encore beaucoup à faire dans les domaines de l'infrastructure, des communications, de l'énergie et de l'environnement, tout en affirmant l'intention du gouvernement d'y faire face et de placer le pays sur la voie du « développement continu ».
L'après-midi a été consacré à la visite des sites historiques et touristiques de la ville.
Cette étape a été consacrée en partie à un déjeuner de travail au Four Seasons à l'invitation du DEIK, le Conseil turc des relations économiques extérieures, en présence d'un certain nombre d'hommes d'affaires libanais et turcs et des membres du conseil économique libano-turc, un organisme créé en 2002 et présidé par Wagih Bizri.L'enthousiasme transparaissait hier sur les visages du Premier ministre et des membres de la délégation, pour les accords passés entre le Liban et la Turquie, et d'abord pour l'accord d'abolition des visas d'entrée entre les deux pays. Des invitations personnelles à visiter le Liban et à y investir ont été adressées à toutes les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut