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Barrière israélienne anti-clandestins : l'Égypte pas concernée (ministre)

 

L'Egypte a affirmé lundi qu'elle n'était pas concernée par la décision d'Israël de construire une barrière destinée à lutter contre l'immigration clandestine à la frontière entre les deux pays.

"Cette question ne nous concerne en rien. Il s'agit d'une chose qu'Israël érige sur son territoire", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit à des journalistes, insistant sur le fait que "cette question regarde" l'Etat hébreu.

Le chef de la diplomatie égyptienne a ajouté que cette barrière n'avait "pas de lien" avec les travaux à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Selon le quotidien israélien Haaretz, Le Caire construit actuellement un mur souterrain en acier à sa frontière avec Gaza pour empêcher le creusement de tunnels, utilisés notamment pour le trafic d'armes et de marchandises.

L'Egypte, sans officiellement détailler les travaux menés, a implicitement admis la construction d'une barrière souterraine, expliquant avoir "le droit de contrôler sa frontière".

Dimanche, le gouvernement israélien a approuvé la construction, en trois phases, d'une barrière le long des 250 km de frontière au coeur du désert qui bloqueraient les principales voies d'entrée des clandestins.

Le projet, présenté par l'armée, devrait coûter entre 1 et 1,5 milliard de dollars, a indiqué à l'AFP un responsable israélien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné dimanche que l'Etat hébreu continuerait à accueillir les demandeurs d'asile, en provenance majoritairement du Darfour.

"Israël autorisera l'entrée de réfugiés en provenance de zones de conflit mais ne permettra pas que ses frontières soient utilisées pour inonder le pays de travailleurs illégaux", a déclaré un haut responsable gouvernemental, citant M. Netanyahu.

Selon le ministère israélien de l'Intérieur, environ 300.000 étrangers illégaux vivent en Israël. Les organisations de défense des droits de l'Homme estiment que ce chiffre est exagéré.

La frontière égypto-israélienne, actuellement signalée par des rangées de barbelés, est empruntée par de nombreux clandestins, demandeurs d'asile et trafiquants de drogue.

L'Etat hébreu critique l'Egypte pour son manque de contrôle, alors que la police égyptienne ouvre régulièrement le feu sur des migrants africains tentant de se rendre en Israël. Vingt migrants ont été tués en 2009.

 

 
L'Egypte a affirmé lundi qu'elle n'était pas concernée par la décision d'Israël de construire une barrière destinée à lutter contre l'immigration clandestine à la frontière entre les deux pays.
"Cette question ne nous concerne en rien. Il s'agit d'une chose qu'Israël érige sur son territoire", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit à des journalistes, insistant sur le fait que "cette question regarde" l'Etat hébreu.
Le chef de la diplomatie égyptienne a ajouté que cette barrière n'avait "pas de lien" avec les travaux à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.
Selon le quotidien israélien Haaretz, Le Caire construit actuellement un mur...