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Sport

Majorque joue les trouble-fêtes en Espagne

Saigné à l'intersaison, embourbé dans des déboires financiers et institutionnels, Majorque était plutôt parti pour jouer le maintien, mais après quatre mois de Liga, la bande du « magicien » Manzano se retrouve 4e et ira, en toute décontraction, défier le Real Madrid dimanche.
Majorque possède avec le Real (2e) le meilleur bilan dans son fief : 24 points sur 24 possibles. Avec au total 30 points en 16 journées, l'incontestable révélation de cette saison réalise le meilleur début de championnat de son histoire.
« Au début, personne ne croyait en cette équipe, mais nous avons travaillé et les gens commencent à croire en nous, à se dire que ce n'est pas un hasard et que finalement nous sommes meilleurs que ce qu'ils pensaient », reconnaît, revanchard, le meneur de jeu Borja Valero.
Car il faut bien reconnaître qu'après une excellente campagne 2008-2009 (9e malgré un départ inquiétant), Majorque avait tout du candidat sérieux à la descente après avoir perdu quatre de ses meilleurs joueurs.
Le défenseur David Navarro est retourné à Valence, les milieux Jurado et Cleber Santana sont rentrés à l'Atletico Madrid et l'attaquant vénézuélien Arango est parti tenter sa chance en Allemagne, à Mönchengladbach.
Mais l'entraîneur Gregorio Manzano, en place depuis février 2006 (après plusieurs allers et venues), ne s'est pas lamenté longtemps sur ces pertes et a réussi à tirer le meilleur de son effectif, homogène et sans paillettes.
Les stars de Majorque aujourd'hui s'appellent Gonzalo « Chori » Castro, Borja Valero ou Aritz Aduriz.
Le premier, ailier uruguayen arrivé discrètement en 2007, marque des buts capitaux (dont celui de la première victoire à l'extérieur contre Osasuna le 13 décembre). Le second, formé au Real Madrid, sait tout faire : déjà 4 buts et 5 passes décisives. Quant au troisième, lâché de manière surprenante par l'Athletic Bilbao en 2008, il confirme ses talents de finisseur (11 buts la saison dernière ; 8 déjà cette saison, meilleur total du club).

« Homme-clé »
Mais pour le sélectionneur espagnol Vicente del Bosque, « l'homme-clé de cette équipe », c'est Manzano.
L'entraîneur espagnol, vainqueur de la Coupe du Roi avec Majorque en 2003, n'est jamais à court d'idées.
Lors du dernier match, contre l'Athletic, il a dû entièrement repenser sa défense centrale, sans centraux expérimentés (le remplaçant Ruben et le latéral Josemi). Résultat : les attaquants de l'Athletic n'ont pas vu le jour et Majorque s'est imposé 2-0.
Le discours de Manzano, en revanche, fait dans le classique : « Nous devons continuer à travailler comme d'habitude, pas à pas et en silence, cumulant les points. »
Mais pour avoir connu plusieurs mises à la porte, Manzano sait que tout peut aller très vite. D'autant que Majorque traverse de grosses turbulences financières et institutionnelles.
Mateu Alemany, redevenu propriétaire en novembre après avoir vendu ses parts à la famille Marti Mingarro en août, a néanmoins promis de tout faire pour « apporter de la stabilité au niveau institutionnel et au niveau financier ».
Des domaines où les « pouvoirs » de Manzano n'ont pas prise.
Saigné à l'intersaison, embourbé dans des déboires financiers et institutionnels, Majorque était plutôt parti pour jouer le maintien, mais après quatre mois de Liga, la bande du « magicien » Manzano se retrouve 4e et ira, en toute décontraction, défier le Real Madrid dimanche.Majorque possède avec le Real (2e) le meilleur bilan dans son fief : 24 points sur 24 possibles. Avec au total 30 points en 16 journées, l'incontestable révélation de cette saison réalise le meilleur début de championnat de son histoire.« Au début, personne ne croyait en cette équipe, mais nous avons travaillé et les gens commencent à croire en nous, à se dire que ce n'est pas un hasard et que...
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