De ce fait, les opportunités potentielles sont nombreuses pour les spécialistes des services de l'IT dans les télécoms, le secteur bancaire, le tertiaire en général, l'immobilier ou encore au niveau de l'administration.
Cité par le Lebanon Weekly Monitor, bulletin économique hebdomadaire de la Bank Audi, le rapport a toutefois noté que plusieurs incertitudes continuent aujourd'hui d'entourer le marché de l'IT au Liban. En effet, son potentiel latent est mitigé par un avenir politique instable ainsi que par un contexte incertain au regard de la politique économique locale. La reprise économique, tributaire des mesures prises par le gouvernement, des initiatives lancées par les compagnies d'IT ainsi que par la normalisation politique, pourrait s'avérer lente. Mais le marché pourrait dépasser les 300 millions de dollars d'ici à 2012.
Toujours d'après BMI, les petites et moyennes entreprises (PME) sont l'élément crucial de cette reprise car elles sont majoritaires au Liban avec 700 000 compagnies, même si leur manque d'accès au financement représente un obstacle. La pénétration croissante de l'Internet devrait graduellement stimuler la demande envers le secteur de l'IT, étant donné que le taux de pénétration au Liban est l'un des plus bas de la région.
BMI a en outre indiqué que le Liban faisait face à une large série de défis, dont notamment la reconstruction de l'infrastructure, la stabilisation économique et sociale, la restauration de la confiance envers la classe politique et l'amélioration de la situation sécuritaire. Le secteur de l'Internet Computer Technology (ICT) lui-même devra en parallèle faire face à plusieurs obstacles spécifiques inscrits dans l'agenda gouvernemental, à savoir : l'amélioration de l'infrastructure, le règlement des divisions concernant ce secteur, les investissements dans les techniques IT, le renforcement de l'efficacité des commerces par le biais de la technologie et la mise en place de l'administration électronique.
Le rapport a toutefois noté qu'une série d'événements significatifs au niveau des politiques ICT a pris place en 2009. Ainsi en mai, le gouvernement a réitéré sa volonté de privatiser le secteur des télécoms, annonçant un objectif de couverture DSL intégrale de tous les grands centres urbains d'ici à fin 2010. De plus, le gouvernement a accordé en février 2009 des contrats d'un an aux opérateurs Zain et Orascom, les chargeant de la gestion des opérateurs de téléphonie mobile mtc touch et alfa respectivement.
Finalement, au cours de la même année, le gouvernement libanais a finalisé le plan de restructuration du système de la santé publique, visant à réaliser des économies grâce à la numérisation des dossiers médicaux tout en instaurant un système de carte de santé obligatoire. Le gouvernement a déclaré que ce système d'« e-card », ou carte numérique, sera conjointement mis en place par les institutions étatiques et des compagnies privées.


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