Dans son rapport, le Dr Hamadé parle d'animaux « qui présentent de manière générale des signes de malnutrition, avec leurs côtes très apparentes ». Selon lui, « seuls deux lions se sont levés à l'approche du groupe, les autres félins sont restés couchés, et un des lions ne réagit pas du tout ». Quant au lionceau, dont les griffes ont été retirées en Égypte avant le transport des animaux, il a apparemment du mal à s'en remettre, selon les observations relatées dans le rapport, et il souffre « de manière apparente de dystrophie musculaire et de malnutrition ». Le document s'attarde sur les conditions dans lesquelles vivent ces animaux : « Cages trop petites, non aménagées, mal ventilées... », ainsi que sur d'autres détails.
Le rapport et des photos ont été envoyés à un spécialiste des grands félins en Afrique du Sud, Paul Hart, responsable d'un sanctuaire pour prédateurs nés en captivité, qui a confirmé les craintes, notamment concernant le lionceau, et relevé de nombreuses irrégularités. Il a recommandé « une action contre le cirque et une possible confiscation des animaux ». Il évoque aussi la sécurité publique, soulignant que « le cirque en question a apparemment une approche non professionnelle par rapport aux soins et au confinement de ses animaux ».
Ces deux rapports ont été envoyés au ministre de l'Agriculture. Les militants maintiennent par ailleurs le contact avec les propriétaires du cirque pour les convaincre de trouver une solution satisfaisante pour tous.
Il reste la question des papiers du cirque et celle controversée des puces informatiques permettant l'identification des animaux. Il semble, fait intrigant, que les puces fournies par les propriétaires aux vétérinaires au Liban, telles que retracées grâce à leurs numéros, aient été envoyées directement par la société qui les fabrique au Liban le 25 novembre dernier. Certains se demandent alors comment elles auraient pu être placées sur les animaux en Égypte. Encore des questions en suspens.
Rappelons que les propriétaires du cirque et des animaux avaient nié toutes ces accusations quand ils avaient été interrogés par la presse lors d'une rencontre la semaine dernière.


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