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Liban - Sécurité

« Les accrochages de Aïn el-Héloué, un incident isolé », affirme Aboul Aïnayn

Des accrochages ont eu lieu samedi entre des éléments islamistes appartenant à Jund el-Cham, et des membres du Fateh et de la Lutte armée, semant la panique parmi les habitants.

Les réfugiés palestiniens fuyant le quartier où ont eu lieu les accrochages. Photo Ahmed Mantach

Selon une source du Fateh, un ancien membre de Jund el-Cham a ouvert le feu en direction de la permanence de la Lutte armée, suite à un ancien contentieux. Les combattants se sont immédiatement mobilisés dans le quartier dit « Taware'h », et un échange de tirs a eu lieu pendant quelque temps, poussant des dizaines de réfugiés à fuir le quartier avec leur famille. Des contacts ont alors eu lieu entre les responsables palestiniens au sein du comité de suivi, auxquels a participé le chef de la Lutte armée, Mounir Maqdah. Les contacts ont abouti à un cessez-le feu ainsi qu'à une décision d'entamer une enquête pour déterminer les responsabilités. À l'issue de l'incident qui a fait un blessé, et causé beaucoup de dégâts et de destructions dans le quartier, plusieurs réfugiés ont exprimé leur inquiétude de voir la tension monter au sein du camp, à la lumière notamment des nominations effectuées par l'OLP et le Fateh, et la querelle de pouvoir qui a actuellement lieu entre le responsable du Fateh, Sultan Aboul Aïnayn, et Mounir Maqdah. C'est ce qui expliquerait d'ailleurs la guerre des déclarations faites par les deux hommes au lendemain de l'incident. Aboul Aïnayn avait fait allusion à des « mains étrangères » et à une éventuelle tentative d'infiltration d'éléments d'el-Qaëda en provenance d'Irak, une information aussitôt démentie par Mounir Maqdah, qui s'est demandé « par quel moyen ces éléments pouvaient accéder au camp qui est entouré de toutes parts par l'armée libanaise ». Aboul Aïnayn a affirmé que son mouvement et d'autres groupes palestiniens étaient d'ailleurs déterminés à s'opposer à toute infiltration d'éléments d'el-Qaëda dans les camps de réfugiés au Liban. « Le Fateh et d'autres groupes palestiniens sont fermement déterminés à s'opposer à toute tentative d'implantation d'el-Qaëda dans les camps de réfugiés et ont pris des mesures pour faire face à tout acte de déstabilisation », a dit Sultan Aboul Aïnayn à l'AFP.
Faisant état d'informations selon lesquelles des « extrémistes d'Irak et d'ailleurs chercheraient à s'implanter dans les camps palestiniens », Aboul Aïnayn a dit que « l'expérience de Fateh el-Islam ne se répétera pas », en référence aux combats sanglants en 2007 entre l'armée et ce groupuscule islamiste se réclamant d'el-Qaëda.
« Les camps palestiniens au Liban ne se transformeront pas en base d'el-Qaëda ou d'autres groupes extrémistes, et toute tentative de déstabilisation sera fermement combattue », a promis Aboul Aïnayn.
De son côté, la députée Bahia Hariri a suivi de près les développements sécuritaires qui ont eu lieu dans le camp de Aïn el-Héloué et pris contact avec Sultan Aboul Aïnayn et Mounir Maqdah, ainsi qu'avec le responsable de Hamas à Saïda, Abou Ahmad Fadl. Mme Hariri a également pris contact avec le directeur des services de renseignements de l'armée, le colonel Ali Chahrour, bien au courant des développements sur le terrain. Elle s'est également renseignée de la situation auprès du commandant des FSI au Liban-Sud, le général Mounzer el-Ayoubi.
Par ailleurs et à l'occasion du quarante-cinquième anniversaire de la fondation du mouvement Fateh, une cérémonie officielle a été organisée au sein du camp de Rachidiyé en présence de plusieurs responsables palestiniens, dont Sultan Aboul Aïnayn en tant que membre du comité central de l'OLP et du Fateh, le président de la Fédération des municipalités de Tyr, Abdel Mohsen el-Husseini, le moukhtar de Chabriha, Rida Aoun, et plusieurs représentants du mouvement Amal, du Hezbollah, des factions palestiniennes et de partis libanais.
Dans une allusion claire à ce qui s'est passé la veille, Sultan Aboul Aïnayn a indiqué lors de son allocution que « le camp de Aïn el-Héloué ou n'importe quel autre camp se trouvant au Liban ne deviendront jamais un refuge pour ceux qui cherchent à remettre en cause la paix civile et la stabilité interne au Liban ». « Notre sécurité sociale et politique fait partie de la sécurité libanaise sur l'ensemble du territoire », a-t-il ajouté, précisant que les accrochages qui ont eu lieu samedi dernier « constituent un incident isolé et passager ».
Évoquant par ailleurs l'explosion qui s'est produite dans la banlieue sud, faisant deux morts parmi les éléments du Hamas, il a estimé que cette affaire est désormais entre les mains de la justice libanaise. Quant à la question des armes palestiniennes, il a espérait que ces armes ne « soient pas source d'inquiétude pour les Libanais ». « Nous nous soumettrons à tout accord auquel parviendront les Libanais sur la table de dialogue, convaincus qu'aucun accord ne viendra contredire les intérêts politiques des Libanais et des Palestiniens », a-t-il déclaré. Et de réitérer le fait que les réfugiés palestiniens « sont des hôtes sur le territoire libanais » et ne seront en aucun cas « au-dessus de la loi ».
Selon une source du Fateh, un ancien membre de Jund el-Cham a ouvert le feu en direction de la permanence de la Lutte armée, suite à un ancien contentieux. Les combattants se sont immédiatement mobilisés dans le quartier dit « Taware'h », et un échange de tirs a eu lieu pendant quelque temps, poussant des dizaines de réfugiés à fuir le quartier avec leur famille. Des contacts ont alors eu lieu entre les responsables palestiniens au sein du comité de suivi, auxquels a participé le chef de la Lutte armée, Mounir Maqdah. Les contacts ont abouti à un cessez-le feu ainsi qu'à une décision d'entamer une enquête pour déterminer les responsabilités. À l'issue de l'incident qui a fait un blessé,...
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