Après avoir rappelé que les rebelles avaient l'été dernier proposé un cessez-le-feu suivi d'un dialogue avec le gouvernement, le porte-parole a fait remarquer que l'armée avait ignoré cette offre et poursuivi ses opérations. « Aujourd'hui, nous accueillons favorablement la proposition du président de la République de renouer le dialogue et nous y voyons un geste positif et un pas vers la paix et le rétablissement de la sécurité et de la stabilité », a ajouté le porte-parole des rebelles.
À l'occasion du Nouvel An, le président Saleh a lancé vendredi un appel « à la raison » aux rebelles chiites du Nord, aux séparatistes du Sud et aux partisans d'el-Qaëda. Aux rebelles chiites, il a proposé qu'ils respectent les conditions posées par son gouvernement pour un retour à la paix, à savoir notamment un arrêt des hostilités, la fin de l'occupation des bâtiments administratifs et le respect de la loi. « Si ces éléments acceptent cet appel à la paix, l'État tendra la main à la paix », a souligné le président yéménite qui a aussi exigé des rebelles chiites qu'ils arrêtent leurs incursions en territoire saoudien. M. Abdelsalam a fait remarquer à ce propos que les rebelles « n'avaient jamais cherché à attaquer le territoire saoudien » et n'avaient fait que « repousser une agression saoudienne contre le territoire yéménite ». Les combats entre armée saoudienne et rebelles yéménites avaient commencé après la mort le 3 novembre d'un garde-frontière saoudien tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien.
L'entrée en guerre de l'armée saoudienne est intervenue après des semaines de combats entre l'armée yéménite et les rebelles zaïdites, issus d'une branche du chiisme, dans le nord du Yémen, qui conteste l'autorité du régime de Sanaa. Les rebelles yéménites avaient proposé le 23 décembre de se retirer de positions saoudiennes si Riyad arrête de les attaquer, une proposition qui a été ignorée par les autorités saoudiennes. L'armée yéménite et les rebelles zaïdites se battent de façon périodique depuis 2004. Les derniers affrontements avaient repris le 11 août. Les rebelles accusent le pouvoir de ne pas reconnaître leur identité de zaïdites.


La France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition », déclare Macron