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Liban

Les propos de Nasrallah continuent de faire des vagues

Le discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, pour la Achoura, notamment au sujet des chrétiens du Liban, continue de faire des vagues dans les milieux politiques chrétiens et musulmans.
Le député Dory Chamoun a ainsi insisté sur le fait que « les chrétiens n'ont pas besoin de conseils pour assumer pleinement leur rôle sur la scène locale », avant d'inviter sayyed Nasrallah à « appliquer ses conseils à lui-même ».
Selon lui, « c'est l'arrogance du secrétaire général du Hezbollah qui l'a poussé à aborder ce sujet, parce qu'il pense qu'il est le seul à tout comprendre et qu'il est le plus à même de prodiguer des conseils ».
Son collègue, Élie Keyrouz, a souligné que les chrétiens du Liban « ne sont pas des dhimmis et n'ont besoin de la protection ou de la tutelle de personne, surtout que leur histoire et leur combat en faveur du Liban sont suffisants pour orienter leur pensée et leur action politique ». « Par voie de conséquence, ils n'acceptent de personne, quelle que soit sa fonction, les conseils et les intimidations polies », a déclaré M. Keyrouz.
L'ancien député Farès Souhaid a de son côté estimé qu'une « réponse adéquate au dirigeant du Hezbollah commande une consolidation de la coexistence », avant de s'interroger sur « les motifs de la tension dans la voix de Nasrallah au moment où il prononçait son discours ». « Redoute-t-il un changement de la position syrienne, une alliance américano-russe ou des sanctions imposées à l'Iran ? » s'est-il interrogé, estimant qu'en s'adressant aux chrétiens, le chef du Hezbollah a voulu adresser un message à plusieurs parties.
Pour sa part, le député Ahmad Fatfat a de nouveau estimé que le discours de sayyed Nasrallah est adressé « à tous ceux qui se sont opposés au maintien des armes du Hezbollah », estimant que cette affaire ne concerne pas seulement les chrétiens mais se pose à l'échelle nationale. Il s'est étonné du fait que le dirigeant du Hezbollah ait appelé à une trêve, s'interrogeant sur le point de savoir s'il s'agit d'une trêve politique ou de la suspension de l'état de guerre. « S'il s'agit d'une trêve politique, il doit être le premier à s'y conformer. De toute façon, une grande partie des Libanais n'acceptent pas le fait accompli et rejettent les armes sectaires, dont une partie est directement ou indirectement dirigée vers l'intérieur », a ajouté M. Fatfat.
Le discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, pour la Achoura, notamment au sujet des chrétiens du Liban, continue de faire des vagues dans les milieux politiques chrétiens et musulmans.Le député Dory Chamoun a ainsi insisté sur le fait que « les chrétiens n'ont pas besoin de conseils pour assumer pleinement leur rôle sur la scène locale », avant d'inviter sayyed Nasrallah à « appliquer ses conseils à lui-même ».Selon lui, « c'est l'arrogance du secrétaire général du Hezbollah qui l'a poussé à aborder ce sujet, parce qu'il pense qu'il est le seul à tout comprendre et qu'il est le plus à...
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