L’armée yéménite a annoncé la mort de Mohammad al-Oumir, un membre d’el-Qaëda qui avait fait récemment une apparition publique lors d’un rassemblement dans la province d’Abyane. Photo AFP
« Des Saoudiens et des Iraniens, présents à la réunion de Wadi Rafadh, figurent aussi parmi les morts », a assuré la même source sans donner plus de détails. « Les participants à la réunion préparaient des attentats contre des installations économiques au Yémen, en représailles aux opérations de la semaine dernière », a déclaré à l'AFP un responsable yéménite sous couvert d'anonymat.
Une source de la Commission supérieure pour les affaires de sécurité, citée par le ministère de la Défense sur son site Internet, a confirmé le raid, précisant que la réunion de Wadi Rafadh était destinée à « planifier et à exécuter des attentats contre des intérêts yéménites et étrangers » au Yémen.
Le bilan du raid d'hier porte à 68 le nombre, annoncé à Sanaa, de morts en huit jours parmi les membres d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique, qui regroupe les branches yéménite et saoudienne du réseau d'Oussama Ben Laden. Le 17 décembre, l'armée avait mené un raid contre un camp d'entraînement d'el-Qaëda dans la province d'Abyane, tuant 30 activistes. Ce premier raid avait aussi coûté la vie à 49 civils, dont 23 enfants et 17 femmes, selon des sources politiques et tribales. Le même jour, les forces gouvernementales avaient tué quatre autres membres d'el-Qaëda à Arhab, à 35 km au nord de Sanaa, dans ce que les autorités avaient alors présenté comme une campagne d'« opérations préventives » contre des activistes d'el-Qaëda « qui planifiaient des attentats ».
L'ambassade de Grande-Bretagne à Sanaa était la cible d'un attentat-suicide que préparait une cellule d'el-Qaëda à Arhab, a révélé hier le ministère yéménite de la Défense. « Les forces de sécurité vont continuer à traquer les terroristes (...) et à mettre en échec leurs plans criminels », a affirmé la source de la Commission supérieure, appelant la population à coopérer dans la lutte contre el-Qaëda. « La lutte contre le terrorisme et l'éradication de l'extrémisme est une urgence nationale », a déclaré le vice-Premier ministre pour les Affaires de défense et de sécurité, Rached al-Alimi.

