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Pakistan/fin d'amnistie : un 2e tribunal convoque le ministre de l'Intérieur

Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Rehman Malik, a été convoqué lundi par un deuxième tribunal dans le cadre d'une affaire de corruption, quelques jours après la fin d'une amnistie politique qui place le gouvernement dans l'embarras.

"Le tribunal de responsabilité (Accountability Court) a enjoint mon client de se présenter le 2 janvier. M. Malik se rendra au tribunal. Nous n'avons pas peur de nous y rendre", a déclaré à la presse l'avocat du ministre de l'Intérieur, Amjad Iqbal.

Rehman Malik est l'un des quatre ministres qui, avec le président Asif Ali Zardari, étaient protégés par une amnistie de 2007 annulée mercredi dernier par la Cour suprême, relançant de nombreuses poursuites pour corruption.

La convocation lancée lundi par le tribunal de Rawalpindi, ville jumelle d'Islamabad, la capitale, intervient trois jours après une première convocation similaire, lancée par un tribunal de Karachi (sud).

"Mon client est occupé avec la guerre contre le terrorisme. Il fait son travail avec courage et bravoure. Nous sommes sûrs que les tribunaux lui rendront justice", a ajouté son avocat.

"Ces accusations sont fausses. Je n'ai pas peur. Il est bon que nous nous soumettions à ce processus pour que nos noms en ressortent blanchis", a déclaré M. Malik dimanche sur la chaîne de télévision CNN.

L'annulation de l'amnistie, adoptée en 2007 par l'ancien régime du président Pervez Musharraf, a semé le trouble dans un pays déjà politiquement instable et embarrasse le gouvernement très impopulaire du président Asif Ali Zardari.

L'amnistie concernait plus de 8.000 personnes, dont M. Zardari, qui reste pour l'heure protégé par son immunité, et quatre ministres dont M. Malik.

Des centaines d'affaires devraient ainsi revenir devant les tribunaux, a indiqué lundi un responsable du Bureau national de la responsabilité (NAB), la plus haute instance pakistanaise de lutte contre la corruption.

Jeudi soir, le ministre de la Défense Ahmed Mukhtar, également mis en cause dans une ancienne affaire de corruption, avait été empêché de quitter le pays, alors qu'il devait se rendre en visite officielle en Chine.

Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Rehman Malik, a été convoqué lundi par un deuxième tribunal dans le cadre d'une affaire de corruption, quelques jours après la fin d'une amnistie politique qui place le gouvernement dans l'embarras.
"Le tribunal de responsabilité (Accountability Court) a enjoint mon client de se présenter le 2 janvier. M. Malik se rendra au tribunal. Nous n'avons pas peur de nous y rendre", a déclaré à la presse l'avocat du ministre de l'Intérieur, Amjad Iqbal.
Rehman Malik est l'un des quatre ministres qui, avec le président Asif Ali Zardari, étaient protégés par une amnistie de 2007 annulée mercredi dernier par la Cour suprême, relançant de nombreuses poursuites pour corruption.
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