Mieux, Renault annonce d'emblée la couleur: la Fluence ambitionne d'être l'offre la plus séduisante de sa catégorie et se démarque de la concurrence par ses lignes qui expriment sportivité et robustesse, son habitacle confortable ainsi qu'une importante panoplie de technologies utiles. Cela dit, Renault joue plutôt la carte du classicisme avec cette nouvelle berline à coffre.
Basée sur la plate-forme de la Mégane III, la Fluence réemprunte le berceau avant de la Mégane II et le train arrière d'une Nissan uniquement vendue en Corée. Bref, la sauce est cosmopolite, mais retient tous les ingrédients caractéristiques des Renault actuelles. Ainsi, la planche de bord est reprise des Mégane III, en oubliant toutefois l'énorme compteur numérique pour un élément plus traditionnel. La qualité de finition et des matériaux est tout à fait honorable et digne de la concurrence.
Simplicité et élégance
Dans l'habitacle, la planche de bord « aérienne » arbore des lignes pures et tendues, soulignées par la courbure de la baguette décorative. Les commandes nécessaires à la conduite et à la vie à bord tombent sous la main. Elles se concentrent autour du volant et en console centrale afin de libérer un maximum d'espace et d'accroître l'habitabilité.
La Fluence dispose d'un châssis qui allie efficacité, confort et plaisir de conduite. Les trains roulants ont été développés pour associer rigueur de guidage, et haut pouvoir de filtration vibratoire et acoustique.
La nouvelle sera dotée dès le lancement de deux motorisations qui concilient sobriété et agrément : un 1.6 litre 16v de 110 ch couplé à une boîte de vitesses automatique ou manuelle ainsi qu'un 2.0 litre 16v de 140 ch proposé avec une transmission continûment variable CVT ou une boîte manuelle.
Longue de 4,62 m, haute de 1,48 m et large de 1,81 m, la Fluence a le gabarit assez imposant. Et cela profite un peu à l'habitabilité, largement suffisante pour 4, mais surtout au coffre, qui offre pas moins de 530 litres. Dommage toutefois que la surface de chargement, une fois la banquette 1/3 - 2/3 rabattue, ne soit pas parfaitement plane.
Mais cela n'empêche en aucun cas d'avoir un volume gigantesque de chargement.
Prise de roulis contenue
Sur la route, cette paisible berline nous a laissé une impression positive et se démarque par son confort de suspension. Si le confort n'est pas exactement celui d'une Mégane, le comportement de la caisse nous a paru, par contre, admirablement stable. En fait, la Fluence repose sur la plate-forme de la Mégane, mais la prise de roulis est contenue par une nouvelle conception des trains roulants et par un amortissement raffermi et capable d'encaisser les routes dégradées du beau pays qu'est le nôtre.
Renault a également employé de nouvelles méthodes d'insonorisation, notamment au niveau des planchers avant, annonçant 25 % de bruit en moins que dans une Mégane. Ce n'était pas flagrant durant notre essai. La faute au revêtement exécrable des routes turques ? Toutefois, les deux moteurs thermiques que nous avons essayés autour d'Izmir sur des revêtements plutôt rudes ont mis en avant une très bonne filtration au sol et un confort qui ne confine pas à la mollesse.
Il reste à ajouter que la Fluence sera bientôt commercialisée au Liban (début 2010). Avec son habitabilité, son comportement routier, son positionnement prix et son confort général, la Fluence se place comme une familiale très compétitive et paraît d'ores et déjà promise à un bel avenir dans notre pays.

