Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a lancé jeudi un appel au "dialogue" et souhaité un climat politique "apaisé", dans une déclaration envoyée aux médias, peu après sa sortie de l'hôpital milanais où il était soigné depuis son agression par un déséquilibré dimanche.
"Il me restera deux choses de ces journées, la haine de quelques-uns, l'amour de tant et tant d'Italiens", a déclaré M. Berlusconi, dans le message, en demandant que "s'ouvre une nouvelle ère de dialogue".
"Si de ce qui s'est passé dérive une plus grande conscience de la nécessité d'un langage plus modéré, plus honnête dans la politique italienne, alors cette douleur n'aura pas été inutile", a ajouté M. Berlusconi.
A l'adresse de ses partisans comme de ses opposants, il s'est dit "décidé à aller de l'avant avec encore plus de force et de détermination qu'avant sur la voie de la liberté", et à "poursuivre les réformes que les Italiens nous demandent".
"Nous le devons à notre peuple, nous le devons à notre démocratie dans laquelle ne peuvent prévaloir ni la violence des pierres, ni, pire encore, la violence des mots", a-t-il poursuivi.
Le Cavaliere s'est réjoui d'avoir reçu la visite à l'hôpital San Raffaele de Milan (nord) de dirigeants de l'opposition de gauche dont son chef Pier Luigi Bersani. Il a souhaité que tous ses adversaires "sachent vraiment prendre leurs distances de manière honnête de quelques incitateurs à la violence".
M. Berlusconi est sorti jeudi peu avant midi de l'hôpital après avoir passé quatre nuits dans l'établissement pour soigner une fracture du nez, deux dents cassées et une blessure à la lèvre supérieure. Il avait été violemment frappé en pleine figure dimanche après un meeting politique par le jet par un déséquilibré d'une réplique miniature de la cathédrale de Milan.
Même s'il s'est agi, de l'avis de la police, d'un acte isolé, majorité et opposition se sont accusées mutuellement, pendant son hospitalisation, d'avoir fomenté un "climat de haine" politique.
"Il me restera deux choses de ces journées, la haine de quelques-uns, l'amour de tant et tant d'Italiens", a déclaré M. Berlusconi, dans le message, en demandant que "s'ouvre une nouvelle ère de dialogue".
"Si de ce qui s'est passé dérive une plus grande conscience de la nécessité d'un langage plus modéré, plus honnête dans la politique italienne, alors cette douleur n'aura pas...

