Un journal gouvernemental égyptien a défendu jeudi les travaux de construction d'une barrière souterraine avec la bande de Gaza, en affirmant qu'il s'agissait d'un "droit souverain" de l'Egypte et d'un moyen de pression sur le Hamas qui contrôle l'enclave palestinienne.
"Il s'agit de la même barrière qui existe actuellement (à la frontière), mais avec des fondations souterraines en plus", écrit al-Gomhouriya, étroitement lié au pouvoir, dans un long éditorial publié en Une.
"L'Egypte, qui protège sa souveraineté, a le droit de développer la barrière qui la sépare de Gaza. Elle a le droit d'avoir un mur solide et qui ne s'effondre pas", ajoute-t-il.
Il s'agit de la première confirmation égyptienne la plus formelle sur ces travaux, rapportés jusqu'à présent par des responsables anonymes et des témoins.
Selon le journal israélien Haaretz, cette barrière en acier serait déployée sur 10 km de long et pourrait aller jusqu'à 30 mètres sous terre.
"Le trafic d'armes dans le Sinaï constitue une attaque directe contre la souveraineté de l'Egypte", poursuit al-Gomhouriya en allusion aux tunnels qui servent au trafic d'armes, de carburants et de marchandises de l'Egypte vers Gaza, soumise à un strict blocus israélien depuis plus de deux ans.
"Quand l'Egypte arrête les tunnels vers Gaza, elle ne prend pas les Palestiniens pour des ennemis, elle ne le fait pas pour plaire aux Américains ou pour rassurer Israël, elle le fait car elle est un pays souverain", ajoute le journal.
Ce dernier s'en prend vivement au Hamas, accusant le mouvement islamiste palestinien d'être responsable de la détérioration de la situation des quelque 1,5 million habitants de Gaza.
"C'est au Hamas qu'il revient de signer un accord de réconciliation (avec le Fatah du président Mahmoud Abbas, ndlr) qui garantirait une ouverture permanente de la frontière", écrit le journal.
Les efforts de médiation déployés depuis des mois par l'Egypte pour parvenir à un tel accord sont dans l'impasse. "C'est le Hamas qui est contre la réconciliation. Maintenant il doit se montrer plus positif s'il veut alléger le blocus et les souffrances de son peuple", prévient le journal.
"Il s'agit de la même barrière qui existe actuellement (à la frontière), mais avec des fondations souterraines en plus", écrit al-Gomhouriya, étroitement lié au pouvoir, dans un long éditorial publié en Une.
"L'Egypte, qui protège sa souveraineté, a le droit de développer la barrière qui la sépare de Gaza. Elle a le droit d'avoir un mur solide et qui ne s'effondre pas", ajoute-t-il.
Il s'agit de la première confirmation égyptienne la...


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