M. Berlusconi avait été violemment atteint au visage dimanche par une réplique miniature de la cathédrale de Milan lancée par un déséquilibré. Il a une blessure à la lèvre supérieure, souffre d'une fracture du nez et a deux dents cassées. Selon les médecins, de vieilles douleurs cervicales se sont réveillées sous l'effet de l'attaque et elles lui provoquent de violents maux de tête. L'agresseur de M. Berlusconi, Massimo Tartaglia, 42 ans, soigné depuis 10 ans pour des troubles mentaux, a été maintenu hier en prison par la justice milanaise, en dépit d'une requête de ses avocats pour qu'il soit envoyé au moins provisoirement dans un hôpital psychiatrique.
En outre, un jeune homme de 26 ans a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi dans l'hôpital où est soigné M. Berlusconi, alors qu'il était arrivé à l'étage où se trouve le chef du gouvernement italien, a indiqué à l'AFP la préfecture de police de Milan. « Il a dit qu'il voulait parler au chef du gouvernement. Il n'avait pas une attitude agressive et il n'avait aucune arme ou objet dangereux sur lui. Dans sa voiture, nous avons trouvé des crosses de hockey. Il semble avoir un problème mental », a précisé la préfecture. Elle a confirmé plus tard que le jeune homme avait suivi un traitement dans un hôpital psychiatrique de Turin en 2008.
D'autre part, selon un sondage publié hier par le quotidien La Stampa, 47 % des Italiens pensent que l'agression subie par M. Berlusconi était un acte complètement isolé commis par un déséquilibré alors que 46 % estiment qu'elle est la conséquence d'un climat politique très dégradé dans le pays. Au Parlement, la majorité et l'opposition ont continué hier à s'invectiver, s'accusant mutuellement de jeter de l'huile sur le feu.
En attendant, la réplique miniature de la cathédrale de Milan se vend comme des petits pains et M. Berlusconi a déjà son personnage chez les santons de Noël fabriqués à Naples.

