Une Libanaise a été condamnée à 15 jours de prison pour avoir battu sa domestique philippine, un fait rare dans un pays où cette catégorie de travailleuses étrangères sont souvent maltraitées, a affirmé mercredi à l'AFP l'avocate de l'employée.
La sentence, rendue par un tribunal de Batroun (nord), condamne la Libanaise, non identifiée, à deux semaines de prison et à payer l'équivalent de 7.200 dollars à Jonaline Malibagu, 29 ans, a affirmé Dania Haddad, avocate auprès de l'association de Caritas-Liban.
"Des médecins légistes ont prouvé qu'elle avait été sauvagement battue durant la période où elle était employée (2005-2006). Nous avons alors entamé des poursuites à l'encontre de son employeuse", a-t-elle ajouté.
Mme Haddad a expliqué que la domestique avait voulu quitter le pays en 2006 au moment de la guerre entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah et que sa patronne avait mal pris cette décision.
Cette dernière avait cependant dû la conduire à son ambassade qui procédait à l'évacuation des ressortissants philippins.
"A l'ambassade des Philippines, elle (la patronne) a été vue en train de la frapper", a indiqué l'avocate.
Selon Jojo Sunga, assistant au sein du département du travail au sein de l'ambassade, les domestiques philippins présents sur place ont constaté que Jonaline avait le corps couvert d'ecchymoses et de bleus.
"Elle était très faible et pouvait à peine se relever", a-t-il précisé.
"Cette sentence est un important pas en avant pour combattre les abus dont sont victimes les travailleurs étrangers", a-t-il ajouté.
Jonaline Malibagu, qui avait été ensuite évacuée avec ses compatriotes, n'est pas revenue au Liban.
La majorité des quelques 200.000 domestiques étrangères employées dans le pays, venant notamment des Philippines, du Sri Lanka et d'Ethiopie, se voit confisquer leurs passeports avec l'obligation de travailler sept jours sur sept en passant par le non versement de leur salaire.
La sentence, rendue par un tribunal de Batroun (nord), condamne la Libanaise, non identifiée, à deux semaines de prison et à payer l'équivalent de 7.200 dollars à Jonaline Malibagu, 29 ans, a affirmé Dania Haddad, avocate auprès de l'association de Caritas-Liban.
"Des médecins légistes ont prouvé qu'elle avait été sauvagement battue durant la période où elle était employée (2005-2006). Nous avons alors...


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