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Sport - Formule 1

Futur très conditionnel de Renault en Formule 1

Après le scandale du « Crashgate », le limogeage de Briatore, Renault F1 laisse planer le doute quant à une éventuelle participation à la saison 2010 de F1. D’après le PDG Carlos Ghosn, la décision sera prise avant la fin de l’année. Stoyan Nenov/Reuters

Le flou règne autour de l'engagement futur de Renault en Formule 1, que le constructeur français pourrait quitter à très court terme, alors qu'au moins un investisseur est ouvertement candidat au rachat de l'écurie.
Un conseil d'administration sur ce thème a été annoncé hier par plusieurs médias. Mais tant Renault que Renault F1, contactés par l'AFP, se sont refusés à confirmer la tenue d'une telle réunion.
Le calendrier commence pourtant à être des plus serrés, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, ayant « garanti » début novembre qu'une annonce sur « la participation de Renault en matière de Formule 1 » serait faite « avant la fin de l'année ».
Le rachat partiel ou total de la structure par un investisseur extérieur semble à l'ordre du jour. Quatre candidats se seraient manifestés, selon Bernie Ecclestone. « Il y a le groupe de Gérard Lopez, il y a David Richards et il y en a deux autres », a affirmé le grand argentier de la F1 au quotidien The Times.
Un intérêt corroboré par Gérard Lopez mercredi. « Si nous reprenions Renault F1, ce serait à part entière, en tant que team constructeur », a précisé ce dernier, fondateur de Mangrove Capital Partners et président de Genii Capital, deux fonds de placements ayant investi ces dernières années dans les nouvelles technologies et sur Internet. Prodrive, l'entreprise de David Richards, laisse de son côté planer le doute. « Il y a eu tellement de rumeurs sur Prodrive et la Formule 1... Nous ne ferons donc aucun commentaire sur la dernière en date », a déclaré à l'AFP un membre de son encadrement.

2,7 milliards d'euros de perte
Mais David Richards, copropriétaire d'Aston Martin qui a par le passé dirigé les écuries Benetton et BAR, veut revenir en F1. Prodrive était ainsi candidat en son nom propre au championnat 2010 de F1. Mais la Fédération internationale de l'automobile (FIA) n'avait pas donné suite. L'identité des deux autres repreneurs potentiels n'est pas encore connue.
Renault, qui a enregistré une perte nette de 2,7 milliards d'euros au premier semestre 2009, doit quoi qu'il en soit faire des économies. Et l'important budget alloué à la F1, qui dépasse les 100 millions d'euros, serait un excellent poste à alléger. L'écurie sort en outre d'une saison catastrophique, terminée sportivement à la huitième place sur dix équipes et entachée par le scandale du « Crashgate », l'accident volontaire au Grand Prix de Singapour 2008 de son ex-pilote Nelson Piquet Jr, selon lui sur ordre de ses deux anciens patrons, l'Italien Flavio Briatore et le Britannique Pat Symonds.
Le Conseil mondial de la FIA a suspendu pour ces faits Briatore à vie de toute manifestation automobile alors que Symonds l'a été pour cinq ans. Renault, qui s'est acquitté d'une importante contribution à la FIA, ne sera par contre exclu que si l'écurie récidive d'ici à 2011. Cette sanction, très légère, a longtemps été comprise comme le résultat de tractations entre le constructeur français et la Fédération internationale, Renault s'engageant à rester en F1 en échange de la mansuétude de la FIA.
L'embauche de l'espoir polonais Robert Kubica, la confirmation de son partenariat technologique avec Altran pour 2010 et la signature d'un nouvel accord avec le fabricant de montres néerlandais TW Steel semblaient aller dans ce sens.
Mais depuis lors, Toyota a annoncé son retrait de la F1 en raison des « actuelles réalités économiques sévères », emboîtant le pas à Honda (parti fin 2008), BMW (2009) et au fabricant de pneus Bridgestone (2010). Le futur de Renault en F1 paraît du coup plus incertain que jamais.
Le flou règne autour de l'engagement futur de Renault en Formule 1, que le constructeur français pourrait quitter à très court terme, alors qu'au moins un investisseur est ouvertement candidat au rachat de l'écurie.Un conseil d'administration sur ce thème a été annoncé hier par plusieurs médias. Mais tant Renault que Renault F1, contactés par l'AFP, se sont refusés à confirmer la tenue d'une telle réunion.Le calendrier commence pourtant à être des plus serrés, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, ayant « garanti » début novembre qu'une annonce sur « la participation de Renault en matière de Formule 1 » serait faite « avant la fin de...
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