Le Parlement israélien a adopté hier en première lecture un projet de loi imposant la tenue d'un référendum avant toute restitution d'un territoire arabe annexé par l'État juif dans la foulée de la guerre de 1967. Approuvé par 68 voix contre 22, sur un total de 120 députés, ce texte doit encore subir deux autres lectures avant de devenir applicable. Il concerne avant tout la partie orientale et arabe de Jérusalem, annexée en 1967, et les hauteurs du Golan syrien, annexées en 1981, deux initiatives non reconnues par la communauté internationale. Les débats en commission sur le texte adopté en première lecture pourraient toutefois traîner des mois, voire des années.
Toujours pas d'accord sur la libération de Shalit, déclare Abbas
Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré hier que les négociations sur un échange de prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit butaient sur le nombre et le type de détenus réclamés par le mouvement islamiste Hamas. M. Abbas n'a aucun rôle dans ces négociations, dont la médiation est assurée par l'Allemagne et l'Égypte. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, réclame en échange de la libération de Gilad Shalit, enlevé en 2006, l'élargissement de centaines de détenus palestiniens, dont des chefs politiques et militaires de la seconde intifada palestinienne au début des années 2000.
Des députés européens empêchés par Israël de se rendre à Gaza
Le Parlement européen a indiqué hier avoir demandé des explications aux autorités israéliennes qui ont empêché une délégation de députés européens de se rendre dans la bande de Gaza. « Israël a accordé hier (mardi) une autorisation à tous les membres de notre délégation (...). Mais trois heures plus tard, l'entrée a été annulée "pour des raisons de sécurité", sans plus d'explications », indique un communiqué du Parlement européen transmis par le bureau de l'Union européenne à Jérusalem. « Nous réclamons une explication complète sur les risques (...) invoqués par Israël », poursuit le texte. Interrogé par l'AFP, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a expliqué que « l'entrée de responsables étrangers dans la bande de Gaza sera exploitée par cette organisation terroriste (Hamas) afin d'obtenir une respectabilité et poursuivre sa politique de terreur contre les Palestiniens et les Israéliens ».

