Un haut dirigeant israélien se rend mercredi au Vatican pour un nouveau round de discussions sur le statut juridique et fiscal des institutions de l'Eglise catholique en Terre sainte, source de contentieux entre Israël et le Saint-Siège.
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, doit participer à la session plénière de la commission mixte, dont les travaux débutent jeudi, a précisé le ministère dans un communiqué.
Les négociations "sont dans leur phase finale", selon le communiqué.
Signé le 30 décembre 1993, l'accord fondamental entre Israël et le Vatican avait confié à une commission mixte le soin de résoudre les problèmes économiques et de propriété de l'Eglise catholique, notamment dans les Territoires occupés par Israël en juin 1967.
Cette commission n'a jamais pu parvenir à une solution et a même cessé de se réunir pendant de longues périodes. Les pourparlers ont repris en 2004 après une interruption de dix ans.
La dernière réunion, le 30 avril dernier à Jérusalem, avait permis d'enregistrer des "progrès significatifs", selon un communiqué conjoint. Les négociateurs avaient alors décidé de se retrouver le 10 décembre au Vatican.
Le Saint-Siège réclame la reconnaissance pleine et entière des droits juridiques et patrimoniaux des congrégations catholiques et la confirmation des exemptions fiscales dont bénéficiait l'Eglise au moment de la naissance d'Israël en mai 1948 et que les Nations unies avaient demandé à l'Etat hébreu d'honorer.
Selon des officiels israéliens, des progrès ont été réalisés sur le statut de plus d'une centaine de propriétés de l'Eglise catholique en Israël, en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-est annexée.
Mais des difficultés persistent notamment en ce qui concerne six sites de Jérusalem et de Galilée (nord) dont le Vatican réclame la propriété, une demande rejetée par Israël.
L'Etat hébreu souhaite garder un droit d'expropriation dans le cas où il serait amené à effectuer des "travaux d'infrastructure" sur les terrains limitrophes de ces sites.
"Nous allons insister sur notre droit d'expropriation" de propriétés du Vatican en cas de besoin, souligne le communiqué du ministère.
L'une des questions les plus délicates concerne le Cénacle de Jérusalem, un bâtiment de deux étages situé au sommet du Mont Sion, à l'endroit où se serait déroulée la Cène (le dernier repas du Christ avec ses disciples).
"Tout ce qui concerne Jérusalem et le Mont Sion va rester sous souveraineté israélienne entière. La question n'est pas négociable", a précisé un responsable israélien.
Un autre contentieux entre les deux Etats touche l'Hospice des Filles de la charité de Saint-Vincent de Paul à Jérusalem qui s'occupe de Palestiniens handicapés mentaux et physiques et dont la propriété, proche du quartier chrétien de la Vieille Ville, est revendiquée de part et d'autre devant les tribunaux israéliens depuis 1974.
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, doit participer à la session plénière de la commission mixte, dont les travaux débutent jeudi, a précisé le ministère dans un communiqué.
Les négociations "sont dans leur phase finale", selon le communiqué.
Signé le 30 décembre 1993, l'accord fondamental entre Israël et le Vatican avait confié à une commission mixte le soin de résoudre les problèmes économiques et de...


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