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Diaspora

Le retour d’émigrés libanais du Brésil au Liban

Le premier Conseil des citoyens brésiliens au Liban.

Tout au long de l'histoire, et particulièrement de la fin du XIXe siècle jusqu'à la moitié du XXe siècle, Italiens, Allemands, Japonais, Libanais, Syriens et autres ont afflué sur le sol du Brésil, historiquement connu pour son rôle de pays d'accueil pour les immigrants.
Le phénomène contraire de l'émigration brésilienne est récent. Il est apparu vers 1964 avec les coups d'État militaires qui ont poussé des milliers de Brésiliens à s'exiler. Mais une grande partie est retournée au pays 15 ans plus tard, avec l'amnistie de 1979. Dans les années 1980, le Brésil a connu son premier grand flux migratoire vers l'étranger, avec une estimation, en 1987, de 300 000 émigrés répartis dans le monde, et une augmentation de leur nombre de 20 % par an. Le Brésil est ainsi passé d'un pays d'immigration à un pays d'émigration, à cause de l'échec des plans économiques successifs et de l'accroissement du chômage. Et malgré un intense processus de restructuration productive et d'implantation politique néolibérale depuis 1990, l'émigration brésilienne se poursuit jusqu'à nos jours, avec, selon le ministère brésilien des Relations extérieures, plus de trois millions de personnes sur une population de 180 millions, répartis en Amérique du Nord (41 %), en Europe (27 %), en Amérique du Sud (21 %), en Asie (9 %) et au Moyen-Orient (2 %), renforçant les flux économiques avec le Brésil.

Conférence à Rio de Janeiro sur l'émigration brésilienne
Face aux réalités de l'émigration de Brésiliens, le gouvernement brésilien a pris les mesures adéquates pour renforcer ses représentations diplomatiques, avec plus de 150 ambassades et consulats à travers le monde. Des études et des séminaires ont abouti, en 2008, à la première Conférence sur les Brésiliens dans le monde, avec l'appui de la Fondation Alexandre de Gusmão (Funag), suivie par une deuxième conférence du 14 au 16 octobre dernier, ouverte par le ministre brésilien des Relations extérieures, le chancelier Celso Amorim, au palais Itamaray, à Rio de Janeiro. Cette importante réunion a regroupé plus de 200 participants venus de 34 pays.
Le Liban était représenté par le consul général du Brésil au Liban, Michael Geep, et par l'historien libano-brésilien Roberto Khatlab, invité officiel du gouvernement. Axée sur quatre thèmes - culture et éducation, travail et protection sociale, services consulaires, représentation politique -, cette seconde conférence a abouti à des résultats très positifs, en raison notamment de la fidélité des émigrés brésiliens à leur mère patrie.

Premier « Conseil des citoyens brésiliens au Liban »
Les familles d'émigrés libanais ont commencé à retourner au Liban dans les années 1920, période correspondant à la fin de la domination ottomane et à l'instauration du mandat français. D'autres les ont suivis plus tard, certains « ré-émigrant » en Europe, en Afrique (Angola...), en Amérique et en Australie (où existe une forte communauté). Au Liban, on trouve aujourd'hui des villages comme Sultan Yaacoub et Kamed el-Laouz, dans la vallée de la Békaa, où 60 à 90 % des habitants, des « Brasilibaneses », parlent le portugais (voir notre édition du 3 décembre 2007).  
Quant à la mission diplomatique brésilienne au Liban, elle est formée d'une ambassade ainsi que d'un consulat général qui a créé, le 16 novembre, le premier « Conseil des citoyens brésiliens au Liban », sous l'égide du consul général du Brésil au Liban M. Michael Geep, soutenu par le consul général adjoint Luiz Eduardo Pedroso. Le Conseil comporte huit Libano-Brésiliens résidant au Liban, Mmes Creuza Maria Vieira Marques Zaim et Maria Aparecida Vitt Hijazi, ainsi que MM. José Romanos, Khaled Haymour, Osmat Charafeddine, Ramez Labaki, Toni Kaddissi et Roberto Khatlab, élu secrétaire exécutif.
À l'occasion de la fête de la Proclamation de la République du Brésil, le nouvel ambassadeur du Brésil au Liban, M. Paulo Roberto Fontoura, a donné une réception en sa résidence en présence du nouveau ministre des Affaires étrangères et des Émigrés du Liban, M. Ali Chami, ainsi que de l'ambassadeur William Habib. Il a profité de cet événement pour saluer l'importance des relations libano-brésiliennes établies grâce à la grande colonie de Libanais et de leurs descendants au Brésil ainsi que la colonie libano-brésilienne présente au Liban.

Pour en savoir plus Brasileiros no Mundo - Ministère des Relations extérieures du Brésil www.brasileirosnomundo.mre.gov.br
Tout au long de l'histoire, et particulièrement de la fin du XIXe siècle jusqu'à la moitié du XXe siècle, Italiens, Allemands, Japonais, Libanais, Syriens et autres ont afflué sur le sol du Brésil, historiquement connu pour son rôle de pays d'accueil pour les immigrants. Le phénomène contraire de l'émigration brésilienne est récent. Il est apparu vers 1964 avec les coups d'État militaires qui ont poussé des milliers de Brésiliens à s'exiler. Mais une grande partie est retournée au pays 15 ans plus tard, avec l'amnistie de 1979. Dans les années 1980, le Brésil a connu son premier grand flux migratoire vers l'étranger, avec une estimation, en 1987, de 300 000 émigrés...