Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine envisagent d’étre tous les deux candidats à la prochaine présidentielle.Alexey Nikolsky/AFP
Dmitri Medvedev a rappelé qu'il était « proche » de Vladimir Poutine et que tous deux seraient capables de se mettre « d'accord sur les moyens de ne pas se marcher sur les pieds et de prendre une décision dans l'intérêt du pays ». Jusqu'ici, Dmitri Medvedev avait dit vouloir s'entendre avec Vladimir Poutine pour savoir lequel des deux se lancerait dans la compétition.
Deux heures auparavant, à Moscou, Vladimir Poutine, qui a été président de la Fédération de Russie entre 2000 et 2008, avait dit qu'il allait réfléchir à une candidature à la présidentielle. « Je vais y penser. Il y a encore beaucoup de temps », a-t-il dit lors de sa séance annuelle de questions-réponses avec les citoyens russes, qui s'attendent pour la plupart à son retour au Kremlin. « Inutile de retenir votre souffle », a plaisanté le chef du gouvernement, interrogé sur une éventuelle retraite à brève échéance.
Après deux mandats consécutifs à la présidence, la Constitution russe a contraint M. Poutine à céder sa place le 7 mai 2008 à M. Medvedev, dont il est devenu le Premier ministre. Élu avec un peu plus de 70 % des voix, Dmitri Medvedev est le plus jeune président de l'histoire russe.
Lui et M. Poutine ont récemment connu une chute de popularité dans les sondages. La cote du Premier ministre, 57 ans, a touché cette semaine un plus bas de huit mois avec 65 % d'opinions positives, celle de Medvedev est tombée en octobre à 51 %, contre 58 % en août. Pour plusieurs analystes, cette baisse de popularité est liée avant tout à la crise économique et à la hausse du chômage.
La réforme de la Constitution russe l'an dernier permet à M. Poutine de briguer deux nouveaux mandats de six ans, ce qui en cas de succès lui permettrait de rester au pouvoir jusqu'en 2024, quand il aura près de 72 ans.
Pour la plupart des Russes, c'est Poutine, bien que relégué au poste de Premier ministre, qui prend toujours depuis un an et demi les grandes décisions politiques et ils imaginent mal que Medvedev osera se présenter en 2012 si le Premier ministre brigue à nouveau la présidence.


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