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Moyen Orient et Monde - Afghanistan

Rome et Moscou offrent leur soutien à Obama

Le général McChrystal a promis aux députés afghans « d'importants progrès en matière de sécurité » d'ici à l'été prochain.
Le président russe Dmitri Medvedev et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi ont affiché hier leur entente en matière d'énergie et de sécurité internationale, y compris sur l'Afghanistan, lors d'un sommet à Rome, où ont été signés une vingtaine d'accords.
M. Medvedev a assuré que la Russie est « prête à soutenir » le nouvel effort américain en Afghanistan, après l'annonce par le président Barack Obama de l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires dans ce pays. « Nous sommes prêts à soutenir ces efforts, à garantir le transit (aérien de troupes et de matériel), à participer à des projets économiques et préparer les policiers ou les militaires », a déclaré M. Medvedev, lors d'une conférence de presse avec Silvio Berlusconi. « Nous ne voulons pas envoyer nos soldats en Afghanistan. Nous y sommes allés et nous n'avons pas aimé », a pour sa part précisé Dmitri Rogozine, ambassadeur de Russie auprès de l'OTAN.
Silvio Berlusconi a réitéré le soutien italien à la nouvelle stratégie américaine, soulignant la nécessité de laisser le pays dans « des conditions différentes de celles dans lesquelles nous l'avons trouvé ». « Nous devons faire renaître l'économie afghane » qui repose trop sur la drogue, a-t-il poursuivi. Hier soir, le gouvernement italien a donné son feu vert à l'envoi d'un millier de soldats supplémentaires l'année prochaine en Afghanistan.
Par ailleurs, à Berlin, le Bundestag, Chambre basse du Parlement, a prolongé d'un an, hier, le mandat autorisant le gouvernement allemand à participer à l'effort militaire allié en Afghanistan sans entériner l'envoi de troupes supplémentaires. Le gouvernement de la chancelière Angela Merkel a laissé entendre qu'il pourrait augmenter sa présence en hommes en Afghanistan après une conférence qui doit avoir lieu à Londres en janvier pour établir une stratégie de transfert aux autorités afghanes des compétences en matière de sécurité.
Pour sa part, la Turquie s'est montrée réticente à l'idée d'envoyer des troupes de combat en Afghanistan. Elle pourrait cependant augmenter ses effectifs sur place, pour des missions d'assistance ou de reconstruction.
Parallèlement, le commandant américain en Afghanistan a fait preuve d'optimisme hier sur des succès militaires rapides dans le pays. Le général Stanley McChrystal a promis aux députés afghans « d'importants progrès en matière de sécurité » d'ici à l'été prochain. « Dans un an, je serai en mesure de vous dire si notre stratégie est vraiment efficace », a-t-il dit, tandis qu'à Washington, le secrétaire à la Défense Robert Gates expliquait au Congrès que les renforts américains devant rejoindre le pays dans les prochains mois pourraient en fait atteindre 33 000 hommes.
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton est attendue de son côté à Bruxelles pour une réunion cruciale aujourd'hui des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN sur l'Afghanistan, alors que M. Obama a invité ses alliés à envoyer à leur tour davantage de soldats sur le théâtre des opérations.
En annonçant sa nouvelle stratégie pour l'Afghanistan, M. Obama a souligné qu'elle avait une validité de 18 mois et que les premières troupes seraient retirées en juillet 2011. Mais l'amiral Michael Mullen, chef d'état-major interarmées américain, a précisé hier à Washington que ce retrait « pourrait être très limité » dans les premiers temps.
La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s'est abstenue de soutenir l'envoi de ces renforts, illustrant les tensions à ce sujet dans le camp démocrate. « Le président a parlé. La décision est prise », s'est-elle bornée à déclarer.
Le Congrès n'a pas à se prononcer directement sur l'envoi de renforts, mais il doit débloquer les fonds nécessaires à leur envoi, évalués à 30 milliards de dollars par an. Mme Clinton et M. Gates sont auditionnés au Congrès depuis mercredi sur la stratégie afghane de M. Obama.
Le président russe Dmitri Medvedev et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi ont affiché hier leur entente en matière d'énergie et de sécurité internationale, y compris sur l'Afghanistan, lors d'un sommet à Rome, où ont été signés une vingtaine d'accords.M. Medvedev a assuré que la Russie est « prête à soutenir » le nouvel effort américain en Afghanistan, après l'annonce par le président Barack Obama de l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires dans ce pays. « Nous sommes prêts à soutenir ces efforts, à garantir le transit (aérien de troupes et de matériel), à participer à des projets économiques et...
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