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Sport

Valence ou la saison des paradoxes

Valence, bien placé dans le championnat d'Espagne (4e) et en lice pour une qualification pour les 16es de finale de l'Europa League, connaît un bon début de saison tout en cultivant malgré lui une série de paradoxes, comme sa faiblesse à Mestalla où il reçoit Lille demain en C3.

« Nous devons montrer que nous pouvons changer la dynamique à Mestalla et mettre fin à cette série un peu négative à domicile », note ainsi le gardien Moya. En 12 journées de Liga, Valence n'a remporté que 10 points à domicile, sur 18 possibles, contre 15 à l'extérieur.
Illustration samedi dernier de ces turpitudes : en faisant match nul samedi chez lui contre Majorque (1-1), le club, 4e à 5 points du leader (le FC Barcelone), a perdu une nouvelle occasion de menacer les équipes de tête.
Ce point noir se double d'une continuelle invincibilité sur la scène européenne : contre Lille, les Valenciens comptent prolonger leur série et égaler leur record de 17 matches européens sans défaite, établi en 1998-2000.
Paradoxe : ils n'ont plus perdu en Europe depuis novembre 2007 alors qu'ils échouent parallèlement à retrouver leur niveau du début des années 2000 (championnats espagnols 2002 et 2004, Coupe de l'UEFA 2004 et deux finales de Ligue des champions, 2000 et 2001). La dernière campagne du VCF en Ligue des champions remonte à 2007-2008.
Autre paradoxe, l'étonnante forme de Villa. Courtisé par le Real Madrid cet été mais retenu à Valence, l'avant-centre aurait pu traîner la patte, être affecté psychologiquement, semer la zizanie... Mais non : Villa a marqué dix buts et trône au classement des buteurs de la Liga.

Villa et Silva
absents
Oubliée la fragilité financière du club jusqu'au feuilleton Villa de cet été et les difficultés à payer ses joueurs. Valence a pourtant frôlé le dépôt de bilan, lesté de 500 millions d'euros de dettes la saison dernière notamment à cause de la construction d'un stade.
La Generalitat (gouvernement régional autonome de la communauté de Valence) a renfloué un club sinon voué à la deuxième division, selon le président du Valence CF Manuel Llorente, qui n'avait accepté de lâcher son « MaraVilla » que s'il en obtenait une offre « scandaleusement scandaleuse ».
Villa sera suspendu contre Lille, et les supporters de l'équipe à la chauve-souris déplorent aussi l'absence de l'autre « roi David », Silva, sur blessure. Sans ses deux principaux atouts offensifs, l'entraîneur Unai Emery va devoir changer sa formule.
Il pourrait aligner à la pointe de l'attaque Zigic ou Miku, avec en soutien Pablo Hernandez, Mata, Banega et Joaquin.
« Villa et Silva sont des joueurs très importants, mais nous avons un effectif suffisant pour les remplacer », selon Moya. Remplacer les deux meilleurs joueurs sans dommage aucun, ce serait un nouveau paradoxe.
« Nous devons montrer que nous pouvons changer la dynamique à Mestalla et mettre fin à cette série un peu négative à domicile », note ainsi le gardien Moya. En 12 journées de Liga, Valence n'a remporté que 10 points à domicile, sur 18 possibles, contre 15 à l'extérieur.Illustration samedi dernier de ces turpitudes : en faisant match nul samedi chez lui contre Majorque (1-1), le club, 4e à 5 points du leader (le FC Barcelone), a perdu une nouvelle occasion de menacer les équipes de tête.Ce point noir se double d'une continuelle invincibilité sur la scène européenne : contre Lille, les Valenciens comptent prolonger leur série et égaler leur record de 17 matches européens sans...
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