Une perte de confiance des investisseurs à la suite de la crise de la dette de Dubaï pourrait s'avérer "désastreuse" pour l'économie mondiale toujours convalescente, même si les pertes potentielles sont modestes, a estimé lundi l'agence de notation Moody's.
L'émirat de Dubaï a annoncé mercredi qu'il allait demander aux créanciers du conglomérat Dubai World de surseoir de six mois au paiement de 3,5 milliards de dollars de dette arrivée à maturité.
"Ces montants ne sont pas négligeables, mais ils sont extrêmement modestes comparé à l'ampleur des pertes enregistrées par les investisseurs ces deux dernières années à cause de la crise financière", remarque Matt Robinson, de Moodyseconomy.com, dans un commentaire audio diffusé lundi.
Malgré ces montants limités, l'ampleur de la réaction des marchés financiers, qui chutent dans le monde depuis l'annonce de Dubaï, découle selon lui de la "peur de voir faire faillite le gouvernement de Dubaï", l'un des émirats des Emirats arabes unis, "ce qui a déclenché une réévaluation du niveau de risque toléré par les investisseurs".
D'après M. Robinson, les marchés sont notamment effrayés par l'éventualité d'une vente dans l'urgence et au rabais des actifs étrangers de Dubai World, situés en particulier au Royaume-Uni, qui pourrait "déstabiliser le début de reprise du marché mondial de l'immobilier commercial".
En outre, le moratoire sur la dette de Dubaï "ravive le spectre d'une série de défauts sur la dette des pays de la région, ce qui porterait un coup à l'appétit pour le risque des investisseurs", poursuit-il.
L'impact sur la confiance des investisseurs "pourrait s'avérer désastreux et pousserait probablement les taux d'intérêt" et les "coûts d'emprunt" à la hausse, sapant les efforts des autorités dans le monde pour stimuler l'économie mondiale et augmenter les liquidités, insiste M. Robinson.
La crise de Dubaï nous rappelle "que l'impact de la crise financière n'est peut-être pas terminé", conclut l'économiste de Moody's.
L'émirat de Dubaï a annoncé mercredi qu'il allait demander aux créanciers du conglomérat Dubai World de surseoir de six mois au paiement de 3,5 milliards de dollars de dette arrivée à maturité.
"Ces montants ne sont pas négligeables, mais ils sont extrêmement modestes comparé à l'ampleur des pertes enregistrées par les investisseurs ces deux dernières années à cause de la crise financière", remarque Matt Robinson, de...


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