La Russie souhaite éviter l'escalade avec l'Iran sur le dossier nucléaire, a déclaré lundi à Téhéran le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko, affirmant avoir "bon espoir" que les négociations se poursuivront entre l'Iran et l'AIEA.
Les dirigeants iraniens ont menacé de limiter leur coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de construire de nouvelles usines d'enrichissement d'uranium après le vote vendredi par cet organisme de l'ONU d'une motion condamnant l'Iran pour sa politique nucléaire.
"Au regard des intérêts russes, un accord constructif entre Téhéran et les 5+1 (les six grandes puissances) est d'une grande importance, et nous ne voulons pas du tout d'une escalade", a dit M. Chmatko dans une conférence de presse à Téhéran avec le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki.
Il a ajouté avoir "bon espoir que les négociations se poursuivront" entre Téhéran et le groupe 5+1 regroupant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU -Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne- ainsi que l'Allemagne.
La Russie, traditionnellement plus compréhensive à l'égard des positions iraniennes que les Occidentaux, a voté la motion de l'AIEA condamnant Téhéran, qui ouvre la voie à de possibles sanctions de l'ONU contre l'Iran.
Le ministre russe a ensuite assisté aux essais "techniques" de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud), construite par les Russes et dont la mise en service a été retardée à de multiples reprises.
"Ce sont les essais les plus importants avant que la centrale ne devienne opérationnelle, une fois les différentes installations testées", a déclaré le chef de l'Agence iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, cité par la télévision d'Etat.
M. Chmatko a pour sa part indiqué que "la priorité de la Russie est la sécurité de la centrale", dont la mise en service n'interviendra pas avant la fin 2009, comme prévue ces derniers mois.
La centrale de Bouchehr -un projet que la Russie a repris à l'allemand Siemens en 1994- constitue elle-même un enjeu dans la crise du nucléaire iranien même si Moscou s'en tient officiellement à ses engagements commerciaux vis-à-vis de Téhéran.
Les dirigeants iraniens ont menacé de limiter leur coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de construire de nouvelles usines d'enrichissement d'uranium après le vote vendredi par cet organisme de l'ONU d'une motion condamnant l'Iran pour sa politique nucléaire.
"Au regard des intérêts russes, un accord constructif entre Téhéran et les 5+1 (les six grandes puissances) est d'une grande importance, et nous ne voulons pas du tout d'une escalade", a dit...


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