De mêmes sources, on s'est dit satisfait des réunions de franche explication ou de réconciliation que des hommes politiques, considérés comme étant des adversaires, tiennent depuis quelque temps. Pour elles, ces retrouvailles permettent de penser que des dossiers épineux peuvent être réglés, sans compter qu'elles favorisent la stabilité politique et sécuritaire.
Seule ombre au tableau : le facteur israélien. Selon ces sources, le seul risque que le Liban encourt est une nouvelle guerre israélienne. Mais celle-ci, indique-t-on, reste intrinsèquement liée au dossier nucléaire iranien. Tant que son règlement par les moyens diplomatiques est possible, le Liban jouira d'une stabilité, mais toute complication pourrait impliquer un coup israélien contre le Hezbollah en paticulier et le Liban en général. Tout cela reste bien entendu hypothétique. Selon les mêmes sources, on s'attend à ce que le gouvernement Hariri obtienne sans problème la confiance du Parlement pour s'attaquer aux nombreux dossiers et chantiers qui l'attendent, notamment la poursuite de la mise en application des clauses de Paris III, ainsi que la privatisation de l'électricité.
Elles ont par ailleurs constaté que le chapitre relatif à la politique étrangère du Liban, dans le texte de la déclaration ministérielle, est identique à celui que le gouvernement Siniora avait présenté, et elles ont relevé une contradiction dans la clause six où le gouvernement souligne le droit du Liban à libérer « avec son peuple, son armée et sa résistance les hameaux de Chebaa et les collines de Kfarchouba, par tous les moyens légitimes et permis », ainsi que son attachement à la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Une contradiction compréhensible, selon ces sources, surtout que les pays influents n'empêcheront pas Israël d'attaquer à nouveau le Hezbollah au cas où il le déciderait.

