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Nucléaire : l'Iran critique l'AIEA et envisage "d'autres options"

L'Iran a qualifié de "remise en cause d'un processus constructif" l'adoption vendredi par l'AIEA d'une résolution condamnant le régime islamique en raison de son programme nucléaire controversé et dit envisager d'"autres options" pour enrichir son uranium.

Peu après l'adoption à une large majorité de la résolution par le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'ambassadeur iranien auprès de l'agence onusienne, Ali Asghar Soltanieh, a déclaré à la presse: l'adoption de cette résolution constitue "une remise en cause d'un processus constructif".

Jeudi, Ali Asghar Soltanieh avait menacé de "limiter" la coopération de l'Iran avec l'AIEA "au strict minimum" en cas d'adoption de cette résolution.

En ce qui concerne le compromis sur le dossier de l'enrichissement de l'uranium iranien proposé par le directeur général de l'AIEA, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, Ali Asghar Soltanieh a annoncé d'une manière sybilline que Téhéran envisageait "d'autres options".

"Le temps est un facteur essentiel" et "si nous n'avons pas de réponse positive à notre demande d'enrichissement d'uranium, nous ne pouvons attendre plus longtemps", a déclaré l'ambassadeur iranien ajoutant "et donc nous devons examiner d'autres options".

Toutefois, il a tenu à préciser que l'adoption de la résolution à l'encontre de Téhéran par l'AIEA "n'entraînerait pas le retrait de l'Iran du Traite de non-prolifération nucléaire".

L'offre initiale de Mohamed ElBaradei prévoyait l'exportation par l'Iran de 70% de son uranium faiblement enrichi en Russie pour y être enrichi davantage puis transformé en France en combustible pour son réacteur de recherche, avec comme "modalité alternative" un stockage intermédiaire en Turquie, pays ami tant de l'Iran que des grandes puissances.

Ainsi cet uranium n'aurait plus servi pour un éventuel usage militaire, principale crainte des grandes puissances.

La résolution, la première à l'encontre de l'Iran depuis février 2006, était présentée par le Groupe des Six -- les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine) et l'Allemagne.

Cette résolution va être déférée au Conseil de sécurité de l'ONU, qui aura à en tirer les conséquences et, éventuellement, décider de nouvelles sanctions contre l'Iran, les trois précédentes n'ayant pas été suivies d'effet.

Dans ce texte, dont l'AFP a obtenu copie, l'Iran se voit enjoindre de "suspendre immédiatement" la construction de son nouveau site d'enrichissement de l'uranium, situé dans une montagne à Fordoo, près de la ville sainte de Qom, et dont Téhéran avait dissimulé l'existence jusqu'en septembre dernier.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) demande aussi à l'Iran de fournir des informations sur les objectifs du site et son calendrier de réalisation.

Enfin, les grandes puissances réclament instamment au régime islamique de "confirmer" qu'il "n'a pas pris de décision quant à la construction ou l'autorisation de construction de quelque installation nucléaire que ce soit qui n'ait pas été signalée à l'AIEA".

Pour les Six, comme pour l'AIEA, il s'agit de faire la lumière sur la nature véritable du programme nucléaire iranien: purement civil comme l'affirme le régime islamique ou, au contraire, également militaire comme le soupçonnent les grandes puissances.

L'Iran a qualifié de "remise en cause d'un processus constructif" l'adoption vendredi par l'AIEA d'une résolution condamnant le régime islamique en raison de son programme nucléaire controversé et dit envisager d'"autres options" pour enrichir son uranium.
Peu après l'adoption à une large majorité de la résolution par le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'ambassadeur iranien auprès de l'agence onusienne, Ali Asghar Soltanieh, a déclaré à la presse: l'adoption de cette résolution constitue "une remise en cause d'un processus constructif".
Jeudi, Ali Asghar Soltanieh avait menacé de "limiter" la coopération de l'Iran avec l'AIEA "au strict minimum" en cas d'adoption de cette...