Selon la cinquantaine de prévisionnistes interrogés par la NABE, les licenciements nets devraient continuer de diminuer au quatrième trimestre jusqu'à atteindre zéro pendant les trois premiers mois de l'année 2010, moment à partir duquel les entreprises devraient embaucher au total plus qu'elles ne licencient.
Néanmoins, ajoute la NABE, vu la gravité de la récession de 2007-2009 pour l'emploi, le taux de chômage devrait rester « obstinément élevé » et atteindre encore 9,6 % à la fin de l'année 2010. Le chômage est la deuxième source d'inquiétude pour les économistes interrogés par la NABE, après le niveau de la dette publique.
Les États-Unis sont sortis pendant l'été de la récession dans laquelle ils étaient entrés en décembre 2007, mais le chômage ne cesse de monter. En octobre, l'économie américaine a détruit encore 190 000 emplois, ce qui a fait monter le taux de chômage officiel à 10,2 %, son plus haut niveau depuis juin 1983.
L'enquête de la NABE montre par ailleurs que les économistes interrogés sont un peu plus optimistes que le mois précédent en ce qui concerne les prévisions de croissance de l'économie américaine en 2010. Selon leur consensus médian, la hausse de l'activité économique devrait atteindre 2,9 % par rapport à 2009, soit (0,3 point de plus que leur prévision médiane d'il y a un mois). Ils estiment par ailleurs que le recul du PIB devrait finalement atteindre 2,4 % en 2009, soit 0,1 point de moins que ce qu'ils pensaient en octobre.
Sur un autre plan, les reventes de logements aux États-Unis ont bondi en octobre pour atteindre leur plus haut niveau depuis février 2007, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés hier par l'Association nationale des agents immobiliers américains (NAR). Ces ventes de logements anciens se sont établies à 6,10 millions de transactions en rythme annuel, soit 10,1 % de plus qu'en septembre, indique la NAR, alors que les analystes n'en attendaient que 5,70 millions. Les reventes de logements ont progressé sur six des sept derniers mois. La NAR a revu en légère baisse la hausse du mois précédent, à 8,8 % (au lieu de son estimation initiale de 9,4 %).
Signe de l'amélioration du marché immobilier, l'indice de la NAR a augmenté en glissement annuel pour le troisième mois de suite, et cette hausse s'est considérablement accélérée, pour atteindre 23,5 %.
La NAR explique la hausse du mois par une ruée des acheteurs pour conclure une vente avant la date fatidique du 30 novembre à laquelle devait expirer un crédit d'impôt de 8 000 dollars accordé aux ménages acquérant un bien immobilier pour la première fois. Cette mesure a été prolongée début novembre jusqu'au 30 avril.

