Des enfants israéliens passant près d’une peinture murale représentant le soldat otage Gilad Shalit. Ammar Awad /Reuters
Les déclarations de M. Netanyahu surviennent au moment où les spéculations vont bon train au lendemain de propos optimistes du président israélien, Shimon Peres, qui a fait état de « progrès » dans les négociations avec le Hamas. M. Peres s'exprimait à son retour d'une visite éclair au Caire, où il a rencontré dimanche son homologue égyptien Hosni Moubarak. L'Égypte joue avec l'Allemagne un rôle de médiateur entre Israël et le Hamas.
La famille de Gilad Shalit a été reçue hier au ministère israélien de la Défense. Ils se sont entretenus avec Hagaï Hadas, un ancien cadre du Mossad chargé des contacts indirects avec le Hamas. Ses proches se sont refusés à tout commentaire. « Ce n'est pas le moment de parler », a simplement déclaré le père du jeune homme, Noam Shalit. « Nous avons le devoir de ramener Gilad Shalit chez lui et il faut être prêt à tout développement pour que ce soit le cas », a commenté le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, à la radio militaire.
En outre, une délégation du Hamas, dirigée par Mahmoud Zahar, est arrivée hier en Égypte pour des entretiens sur la question. Un haut responsable égyptien a indiqué à l'AFP qu'elle « est venue pour nous informer de l'évolution des négociations en cours par l'intermédiaire des médiateurs allemands ». Mais, a-t-il précisé, « nous pensons en Égypte qu'il faut encore du temps » pour finaliser un accord sur un échange de prisonniers. À Gaza, les responsables du Hamas ont reçu l'ordre de ne pas répondre aux journalistes, et seul un député du mouvement islamiste, Ahmad Bahar, s'est autorisé un commentaire lors d'une réunion avec des familles de prisonniers palestiniens détenus en Israël. « L'aube de la liberté est arrivée et nous allons célébrer bientôt nos héros prisonniers », s'est-il félicité. Un responsable du Hamas à Beyrouth, Oussama Hamdane, s'est montré prudent. « Tant qu'un accord n'a pas été finalisé, nous ne ferons aucun commentaire, mais nous sommes sérieux (dans les négociations) et nous voulons parvenir à un accord », a-t-il dit à l'AFP.

