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Yémen : el-Qaëda s'empare d'un Japonais enlevé par des tribus

L'otage japonais enlevé dimanche au nord-est de Sanaa par des tribus yéménites a changé de mains: des hommes armés d'el-Qaëda s'en sont emparés et l'ont emmené vers une destination inconnue, ont affirmé samedi deux médiateurs tribaux.

"L'otage a été enlevé par des éléments d'el-Qaëda qui l'on emmené vers une destination inconnue dans la région de Maarib", à l'est de Sanaa, a déclaré à l'AFP l'un des deux médiateurs sous le couvert de l'anonymat.

L'enlèvement a eu lieu, selon lui, dans la nuit de vendredi à samedi.

"Les autorités procèdent actuellement à des arrestations parmi les membres des tribus des Al-Hanaq et Al-Gub, responsables de l'enlèvement" le 15 novembre du Japonais, un coopérant ingénieur.

Le Japonais avait été kidnappé à 40 km au nord-est de Sanaa alors qu'il se rendait dans cette région pour y superviser la construction d'une école dans le cadre d'un programme d'aide.

L'objectif de ses ravisseurs était de l'échanger avec un de leurs proches, soupçonné d'appartenance à un mouvement islamiste et détenu par les autorités depuis deux ans sans jugement.

Agé de 22 ans, ce Yéménite "avait été emprisonné en Irak pendant un an par les Américains, et arrêté ensuite pendant un an en Syrie avant d'être appréhendé à son retour à Sanaa où il est incarcéré", a indiqué une source proche des ravisseurs, sans donner son nom.

L'autre médiateur a affirmé samedi que l'un des proches du Yéménite détenu s'était opposé par les armes à la libération de l'otage avant de faciliter la mission des hommes armés d'el-Qaëda venus chercher le Japonais.

Les membres des deux tribus n'ont pas pu empêcher le rapt de l'otage par les hommes d'el-Qaëda. Ils n'ont pas non plus réussi à localiser son nouveau lieu de détention, a ajouté le même médiateur.

El-Qaëda est actif dans l'est du pays. L'organisation y avait visé des touristes en janvier 2008, tuant deux Belges, ainsi que leur guide et leur chauffeur yéménite. A Maarib, en juillet 2007, un attentat à la voiture piégée, revendiqué par el-Qaëda, avait tué huit touristes espagnols et deux Yéménites.

Mardi, l'un des médiateurs, cheikh Abdel Jalil Sinan, avait annoncé la libération du Japonais pour revenir le lendemain sur ses déclarations.

"Les ravisseurs avaient dit qu'ils allaient le libérer et étaient partis effectivement le chercher mais étaient revenus quinze minutes plus tard en disant avoir changé d'avis", avait-il dit.

Selon lui, les ravisseurs avaient accepté d'élargir le Japonais contre la promesse écrite des médiateurs d'obtenir dans un délai de 15 jours la libération de leur proche.

"A la dernière minute, les ravisseurs se sont ravisés en disant vouloir un engagement sur la libération du détenu dans un délai de trois jours", avait expliqué cheikh Abdel Jalil.

A Tokyo, le Premier ministre Yukio Hatoyama a affirmé cette semaine qu'il travaillait à la libération de l'ingénieur.

Les tribus au Yémen ont l'habitude d'enlever des étrangers pour faire aboutir des revendications auprès des autorités. Plus de 200 étrangers ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité d'entre eux ont été libérés sains et saufs.

Mais le sort de cinq Allemands et d'un Britannique, enlevés en juin dans le nord du Yémen, reste inconnu. Les six captifs faisaient partie d'un groupe de neuf personnes prises en otage dans la région de Saada, fief de la rébellion chiite conduite par Abdel Malek al-Houthi, et dont trois --deux Allemandes et une Sud-Coréenne-- ont été tués.

L'otage japonais enlevé dimanche au nord-est de Sanaa par des tribus yéménites a changé de mains: des hommes armés d'el-Qaëda s'en sont emparés et l'ont emmené vers une destination inconnue, ont affirmé samedi deux médiateurs tribaux.
"L'otage a été enlevé par des éléments d'el-Qaëda qui l'on emmené vers une destination inconnue dans la région de Maarib", à l'est de Sanaa, a déclaré à l'AFP l'un des deux médiateurs sous le couvert de l'anonymat.
L'enlèvement a eu lieu, selon lui, dans la nuit de vendredi à samedi.
"Les autorités procèdent actuellement à des arrestations parmi les membres des tribus des Al-Hanaq et Al-Gub, responsables de...