« Oui, nous avons été affectés par la crise mondiale. Nous avions un taux de croissance de 14 %, et il est actuellement de 5 % » pour 2009, a déclaré Mohammad Alabbar, chef d'un comité mis sur pied par le gouvernement de Dubaï pour sortir l'émirat de la crise, à l'ouverture d'une conférence organisée par le Forum économique mondial à Dubaï. « Ce ne sont pas de mauvaises nouvelles, mais elles ne sont pas aussi bonnes que par le passé », a encore dit M. Alabbar, par ailleurs PDG du géant immobilier Emaar, détenu partiellement par le gouvernement local de Dubaï et qui est à l'origine du boom immobilier de cet émirat. Au plus fort de la crise, en avril dernier, le souverain de Dubaï et Premier ministre des Émirats arabes unis, cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, avait indiqué que la croissance au niveau de l'ensemble des Émirats serait réduite à environ 3 % en 2009 contre 7,4 % en 2008.
Le prince héritier de Dubaï, cheikh Hamdane ben Mohammad al-Maktoum, a évoqué cette question lors d'un discours hier lors de la même conférence. « Notre économie est en pleine forme cette année encore. Et les Émirats affichent une belle résistance économique si on les compare avec la plupart des taux de croissance dans le monde », a-t-il dit. Le FMI avait pour sa part prévu une croissance moyenne de 3,5 % en 2009 pour les économies des six pays du CCG (Arabie saoudite, Émirats, Koweït, Oman, Qatar et Bahreïn), contre 6,8 % en 2008. « Les douze derniers mois ont été douloureux, mais nous avons confiance en la stabilité de Dubaï », a affirmé le PDG d'Emaar. Démentant les informations sur un exode de masse de la population expatriée de Dubaï, il a assuré qu'au cours des douze derniers mois, « 400 000 personnes sont venues s'installer à Dubaï » en dépit de la crise, tout en se refusant à préciser le nombre de personnes qui avaient quitté l'émirat. Il a par ailleurs confirmé qu'une fusion devrait être annoncée dans les prochains jours entre Emaar et les compagnies immobilières de Dubai Holding, relevant du gouvernement (Dubai Properties, Sama Dubaï et Tatweer), affirmant que « cette fusion est dans l'intérêt de tous ».
Emaar avait annoncé le mois dernier des bénéfices de 655 millions de dirhams (178 millions de dollars) au 3e trimestre, contre des pertes de 1,285 milliard de dirhams (350 millions de dollars) au deuxième trimestre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats « Oui, nous avons été affectés par la crise mondiale. Nous avions un taux de croissance de 14 %, et il est actuellement de 5 % » pour 2009, a déclaré Mohammad Alabbar, chef d'un comité mis sur pied par le gouvernement de Dubaï pour sortir l'émirat de la crise, à l'ouverture d'une conférence organisée par le Forum économique mondial à Dubaï. « Ce ne sont pas de mauvaises nouvelles, mais elles ne sont pas aussi bonnes que par le passé », a encore dit M. Alabbar, par ailleurs PDG du géant immobilier Emaar, détenu partiellement par le gouvernement local de Dubaï et qui est à l'origine du boom immobilier de cet émirat. Au plus fort de la crise, en avril...