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Afghanistan : Karzaï ne pourra répondre aux attentes, selon Abdullah

Le président Hamid Karzaï, investi jeudi pour un nouveau mandat à la tête de l'Afghanistan, "ne sera pas en mesure de répondre aux attentes du peuple afghan" et de la communauté internationale, a estimé son adversaire à l'élection présidentielle, Abdullah Abdullah.

Hamid Karzaï a promis jeudi d'apprendre de ses erreurs et de mettre fin à la "culture de l'impunité" en Afghanistan, au cours de son discours d'investiture pour un nouveau mandat de cinq ans.

Il avait aussi tendu la main jeudi à son "frère" Abdullah Abdullah, en l'invitant à participer à la reconstruction du pays.

"M. Karzaï n'a fait que répéter les mêmes promesses qu'au cours des huit dernières années. Je ne pense pas que le gouvernement issu d'une élection frauduleuse puisse les mettre en application", a répondu Abdullah Abdullah au cours d'une conférence de presse.

"Les pays amis de l'Afghanistan poussent sans aucun doute pour des changements et la mise en application de réformes et de mesures pour lutter contre la corruption. Mais est-ce que cela va être possible avec le même président et la même administration, à quelques changements près dans le gouvernement, voilà la question", a-t-il poursuivi.

"Je doute que M. Karzaï soit en mesure de répondre aux attentes du peuple afghan et des amis de l'Afghanistan. Je ne suis pas si optimiste", a-t-il ajouté.

Hamid Karzaï a été réélu à la tête de l'Etat à l'issue d'un scrutin calamiteux, marqué par des fraudes massives en sa faveur lors du premier tour le 20 août, et le retrait de son adversaire Abdullah Abdullah avant le second tour, de crainte que ces fraudes ne se renouvellent.

Le président Hamid Karzaï, investi jeudi pour un nouveau mandat à la tête de l'Afghanistan, "ne sera pas en mesure de répondre aux attentes du peuple afghan" et de la communauté internationale, a estimé son adversaire à l'élection présidentielle, Abdullah Abdullah.
Hamid Karzaï a promis jeudi d'apprendre de ses erreurs et de mettre fin à la "culture de l'impunité" en Afghanistan, au cours de son discours d'investiture pour un nouveau mandat de cinq ans.
Il avait aussi tendu la main jeudi à son "frère" Abdullah Abdullah, en l'invitant à participer à la reconstruction du pays.
"M. Karzaï n'a fait que répéter les mêmes promesses qu'au cours des huit dernières années. Je ne pense pas que le...