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Karzaï promet la "fin de la culture de l'impunité" en Afghanistan

Le président Hamid Karzaï a donné jeudi des gages à la communauté internationale, en promettant d'apprendre de ses erreurs et de mettre fin à la "culture de l'impunité" en Afghanistan, au cours de son discours d'investiture pour un nouveau mandat de cinq ans.

Les mots du chef de l'Etat étaient très attendus par la communauté internationale, qui multiplie depuis plusieurs semaines les pressions pour qu'il éradique la corruption et restaure une légitimité mise à mal par une réélection entachée de fraudes massives.

"Nous devons apprendre de nos erreurs et de nos échecs au cours des huit dernières années", a déclaré M. Karzaï, devant 800 invités triés sur le volet, parmi lesquels 300 responsables étrangers, dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le président pakistanais Asif Ali Zardari.

"La culture de l'impunité doit prendre fin" en Afghanistan, a-t-il ajouté.

Le président a également espéré que les forces afghanes soient prochainement en mesure de prendre en main la sécurité du pays, alors que 100.000 soldats étrangers venus d'une quarantaine de pays sont actuellement déployés en Afghanistan et que le président Barack Obama étudie l'envoi de dizaines de milliers de renforts.

"Nous espérons que les forces afghanes pourront prendre en charge la responsabilité de la sécurité dans cinq ans", a-t-il dit.

Le président a également tendu à la main à son principal adversaire à l'élection présidentielle, Abdullah Abdullah, qu'il a invité à participer à un "gouvernement d'union nationale".

Hamid Karzaï, 51 ans, a été réélu à la tête de l'Etat à l'issue d'un scrutin présidentiel calamiteux, marqué par des fraudes massives en sa faveur lors du premier tour le 20 août, et le retrait de M. Abdullah avant le second tour prévu début novembre.

Hamid Karzaï a prêté serment en pachtoune devant le président de la Cour suprême, selon les images diffusées en direct par la télévision publique afghane, au cours d'une cérémonie au palais présidentiel, alors que le centre de Kaboul a été bouclé par les forces de sécurité de crainte d'une attaque des talibans.

Le chef de l'Etat a ensuite lui-même investi ses deux vice-présidents, des anciens chefs de guerre à la réputation controversée, le Hazara Karim Khalili et surtout le "maréchal à vie" Mohammad Qasim Fahim, un Tadjik accusé de violations des droits de l'homme et de trafic de drogue.

Dans l'assistance, aux côtés de chefs tribaux et de figures controversées comme l'ancien chef de guerre ouzbek aux multiples retournements d'alliances Rachid Dostom, se trouvait notamment les ministres des Affaires étrangères britannique, français, allemand, italien, canadien, néerlandais et turc.

L'absence de chefs d'Etat occidentaux constitue un message d'avertissement, alors que le scepticisme demeure sur la volonté réelle du président afghan de réformer son administration, en dépit des pressions internationales.

"Il y a maintenant une fenêtre d'opportunité très forte pour que le président Karzaï et son gouvernement concluent un contrat avec le peuple afghan, fondé sur la volonté de responsabilité et pour obtenir des résultats tangibles", a estimé mercredi à Kaboul la secrétaire d'Etat américaine.

Neuf ans après la chute du régime des talibans et l'arrivée au pouvoir d'Hamid Karzaï, l'Afghanistan se débat avec une insurrection chaque année plus meurtrière, un contrôle du gouvernement très limité, une corruption endémique jusqu'au sommet de l'Etat et une production d'opium qui excède la demande mondiale.

Le président Hamid Karzaï a donné jeudi des gages à la communauté internationale, en promettant d'apprendre de ses erreurs et de mettre fin à la "culture de l'impunité" en Afghanistan, au cours de son discours d'investiture pour un nouveau mandat de cinq ans.
Les mots du chef de l'Etat étaient très attendus par la communauté internationale, qui multiplie depuis plusieurs semaines les pressions pour qu'il éradique la corruption et restaure une légitimité mise à mal par une réélection entachée de fraudes massives.
"Nous devons apprendre de nos erreurs et de nos échecs au cours des huit dernières années", a déclaré M. Karzaï, devant 800 invités triés sur le volet, parmi...