Le président français Nicolas Sarkozy compte profiter de sa visite cette semaine en Arabie saoudite pour favoriser d'importants contrats pour les entreprises françaises, dont les yeux sont rivés sur l'énorme marché du royaume.
En haut de la liste, un accord de coopération sur le nucléaire civil qui offrirait au royaume saoudien, qui a déjà signé un texte équivalent avec les Américains, la technologie française.
La France espère également placer des frégates et des hélicoptères militaires, et décrocher la construction d'un TGV entre les villes saintes de La Mecque et Médine (ouest).
Le plus important des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est lancé dans un plan de 400 milliards de dollars sur cinq ans pour réinvestir ses pétro-dollars dans les infrastructures, les hôpitaux, les écoles et autres bâtiments civils, ainsi que dans le secteur de la défense. Un projet qui a suscité un énorme appétit chez les hommes politiques et chefs d'entreprise du monde entier.
Les exportations françaises vers l'Arabie saoudite ont monté en flèche ces dernières années, atteignant 4,1 milliards de dollars en 2008, soit le triple du niveau de 2003.
La France demeure cependant en huitième position parmi les exportateurs vers le Royaume et sa part de marché est tombée de 4,1% en 2000 à 3,5% en 2008, selon la Banque Saudi Fransi, une branche locale du groupe Crédit Agricole.
Le gros de la concurrence provient des deux partenaires traditionnels de l'Arabie saoudite, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, et également de nouveaux venus comme la Corée du Sud ou la Chine.
Les entreprises françaises ont toutefois enregistré d'importants succès ces dernières années.
En décembre 2007, l'avionneur européen Airbus a signé un contrat pour la vente de 22 A320 à la compagnie aérienne Saudi Arabian Airlines.
En juillet 2009, sa maison-mère, le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, a remporté un contrat qui s'éleverait à près de trois milliards de dollars pour la construction aux frontières du pays d'une barrière de sécurité électronique longue de 9.000 km.
En avril de la même année, le groupe français d'électronique de Défense Thales avait décroché un contrat de 453 millions de dollars pour la signalisation et les systèmes de sécurité du principal tronçon d'une ligne ferroviaire qui doit relier le nord et le sud du royaume.
Dans le même temps, le gestionnaire d'aéroports Aéroports de Paris effectue des études pour un nouveau terminal de 750.000 m2 de l'aéroport international de Jeddah, et planche également sur la construction d'aéroports à Taëf et Medine.
Lors d'une visite à Ryad début novembre, la secrétaire d'Etat française chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, avait estimé que l'Arabie saoudite était l'un des plus gros marchés en raison des dépenses que Ryad envisage.
M. Sarkozy a multiplié ses efforts pour séduire les Saoudiens. En dehors de ses propres visites en Arabie, il a envoyé à Ryad sa ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde au moins une fois par an pour aider à promouvoir l'industrie française.
"Les ouvertures de la France dans le Golfe sous le président Sarkozy sont devenues profondément commerciales dans leur nature, parfois en comblant un vide laissé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne" qui ont perdu un peu de terrain dans le royaume, estime la Banque Saudi Fransi.
Mais la France a pris particulièrement du retard dans le secteur de la Défense, pour lequel les Saoudiens ont affiché leur préférence pour les équipements américains ou britanniques.
En haut de la liste, un accord de coopération sur le nucléaire civil qui offrirait au royaume saoudien, qui a déjà signé un texte équivalent avec les Américains, la technologie française.
La France espère également placer des frégates et des hélicoptères militaires, et décrocher la construction d'un TGV entre les villes saintes de La Mecque et Médine (ouest).
Le plus important des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est lancé...


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