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Culture - Concert

À l’ombre de Joseph Haydn…

Un fil d'Ariane autrichien pour  rester en profondeur à l'ombre de Haydn... Sous la férule de Robert Lehrbaumer, maestro viennois de souche, dirigeant l'Orchestre symphonique national libanais pour la sixième fois, un concert au concept inédit a été organisé à l'église Saint-Joseph (USJ).

L’Orchestre symphonique national libanais sous la direction de Robert Lehrbaumer.     Photos Wassim Daou

De l'humour, de la joie et une amusante mise en scène pour les partitions du père de plus de cent symphonies, mais aussi de celui dont l'influence sur certains autres musiciens ne s'est jamais démentie...
L'allegro assaï, au ton un peu dramatique, de la Symphonie des adieux en fa dièse de Haydn pour ouverture. Une symphonie qui rappelait gentiment au prince Esterhazy que l'été est terminé et que les musiciens à son service et sa petite cour aimeraient bien rentrer chez eux et retrouver leur famille et épouses...Une symphonie qui s'ouvre en gravité et se termine (un adagio qu'on écoute en fin de première partie du programme) en un presto vif et enjoué où les musiciens quittent un à un la scène en soufflant la chandelle... Message (délicieux et charmant clin d'œil musical) parfaitement arrivé aux oreilles du prince qui plie bagage et quitte les lieux !
Suit l'andante de la Symphonie n° 94 Surprise en sol majeur où, après l'exposition d'un thème bien simple, explose un fortissimo orchestral avec un inattendu coup de timbale...
Douceur, légèreté et rigueur d'un solo de piano souverainement inspiré sous les doigts agiles et caressants de maestro Lehrbaumer, soliste virtuose du clavier ! La surprise est celle des Variations en fa mineur Hob VVII/6 où Haydn offre à l'auditoire un moment de rêve et d'évasion absolus. Avec, en prime, pour le morceau qui suit, une virulente attaque aux touches d'ivoire d'un « rondo all ungerese » du Concerto n°11 (pour piano et orchestre) où Haydn donne l'assaut à la hussarde hongroise, pour une narration tout en vivacité, feu et flamme... Et l'on conclut avec le finale des Adieux où les musiciens quittent en silence et progressivement la scène au désespoir des auditeurs mi-étonnés, mi-déçus, mais certainement amusés...
Petit entracte pour remettre une médaille d'or au  Dr Walid Gholmieh (voir encadré) et reprise avec le « rondo in adventu » de la Symphonie l'Arrivée, charmante parodie pour un pied de nez aux « adieux » de Haydn, de Peter Planyavsky. Arrivent donc en un tendre charivari, progressivement, les musiciens, en accordant leurs instruments...Jusqu'au gros trombone argenté comme un tube de navire et qui fait une note « flop », grasse et volatile comme un pet en l'air...
Plus tendre et véhément est certainement l'intermezzo de la Notre Dame de  Frantz Schmidts, le dernier des musiciens autrichiens (aussi bien qu'européens) romantiques, sensible aux trémolos, aux émotions et aux élans passionnés...
Et l'on conclut avec ces superbes Variations orchestrales sur un thème de Haydn, extrait du choral Saint Antoine, par Brahms.
En bis, un évident retour aux sources avec un ondulant « menuetto » de la Symphonie Surprise, exquis prélude à la valse avec ce rythme chaloupé et entraînant...
De l'humour, de la joie et une amusante mise en scène pour les partitions du père de plus de cent symphonies, mais aussi de celui dont l'influence sur certains autres musiciens ne s'est jamais démentie...L'allegro assaï, au ton un peu dramatique, de la Symphonie des adieux en fa dièse de Haydn pour ouverture. Une symphonie qui rappelait gentiment au prince Esterhazy que l'été est terminé et que les musiciens à son service et sa petite cour aimeraient bien rentrer chez eux et retrouver leur famille et épouses...Une symphonie qui s'ouvre en gravité et se termine (un adagio qu'on écoute en fin de première partie du programme) en un presto vif et enjoué où les musiciens quittent un à un la scène en soufflant la chandelle......
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