M. Baroud a réitéré le ferme engagement des forces de l'ordre à combattre le phénomène de vols de voitures, assurant que « les chiffres montrent une nette régression ». « Mais nous n'allons pas tenir compte des chiffres, notre but est d'atteindre 0 % de vols », a-t-il ajouté.
Le ministre de l'Intérieur a précisé que « 55 % des voitures volées sont récupérées par les forces de l'ordre, ce qui représente un taux élevé, le plus haut depuis 2004, et qui est appelé à augmenter encore dans l'avenir avec la baisse des vols de voitures ». Il a annoncé la mise en place « d'un plan d'action global pour combattre le crime, non seulement sur la scène du crime, mais en poursuivant les malfaiteurs jusque dans leurs refuges ». Selon M. Baroud, un grand coup de filet a permis de coffrer des individus et de démanteler des réseaux importants de voleurs de voitures, notamment après l'enquête qui a suivi le vol à main armée de la voiture de l'avocate Souraya Nohad Machnouk, et les aveux du voleur qui a été arrêté à la suite de l'incident.
M. Baroud a appelé les citoyens « à ne pas désespérer et à garder confiance en leur État », rappelant que les forces de l'ordre « travaillent avec des moyens limités, mais nous ne pouvons attendre d'avoir plus de moyens avant d'agir ». Il a souligné que la cérémonie d'hier et la restitution de ces voitures à leurs propriétaires « prouvent qu'il ne faut pas tomber dans le piège de payer aux malfaiteurs des sommes d'argent afin de récupérer soi-même sa voiture ».
Interrogé sur les libérations conditionnelles, M. Baroud a déclaré avoir abordé ce sujet au sein du Conseil central de sécurité et avoir demandé « au représentant du procureur général de prendre en compte la nécessité de rester ferme dans les poursuites, parce que l'écrasante majorité de ces arrestations est effectuée en flagrant délit, ou suivie d'aveux clairs, d'où le fait que la libération de ces personnes est injustifiée, et nous demandons une accélération des procès ». Sur une question concernant la disparition de l'ingénieur Joseph Sader, le ministre a qualifié cette affaire de « l'une des plus difficiles auxquelles a fait face le ministère », assurant qu'il suit cette affaire avec la plus grande diligence.

