MM. Assad et Sleiman, qui a effectué une visite de quelques heures à Damas, ont également exprimé leur « volonté de poursuivre les consultations, la coordination et la coopération », a indiqué l'agence officielle syrienne.
Des sources proches de Baabda ont précisé que l'entretien a porté sur deux volets distincts : le premier, concernant les relations bilatérales et portant sur la nécessité de suivre de près les développements à ce niveau ; le second volet a porté sur le dossier régional, notamment le processus de paix et l'éventuelle reprise des négociations entre la Syrie et Israël, à la veille notamment de la visite de M. Assad en France où il devra rencontrer son homologue français, Nicolas Sarkozy.
Au cours de l'entretien qui a duré une heure et demie, les deux hommes ont également passé en revue « les développements positifs intervenus au Liban récemment », notamment la formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale, et convenus de la nécessité d'en finir au plus tôt de la déclaration ministérielle pour plancher sur les dossiers en suspens.
À ce propos, M. Assad a jugé « nécessaire de profiter de cette ambiance positive pour poursuivre le dialogue (entre les parties libanaises) afin de renforcer l'entente et l'unité qui sont la base de la stabilité au Liban », a ajouté SANA.
Selon des informations publiées par l'agence al-Markaziya, le sommet a été l'occasion pour les deux présidents « d'évoquer les mesures visant à élargir la base d'entente entre les deux pays pour préparer notamment le climat permettant de décider de la date de la visite du Premier ministre libanais, Saad Hariri, en Syrie ».
Redynamiser les relations bilatérales
Au cours de la rencontre, les deux hommes ont passé en revue la teneur du communiqué issu lors du dernier sommet qui avait eu lieu l'an dernier entre les deux présidents et examiné les moyens de réactiver les volets qui n'ont pas encore été appliqués.
M. Assad a renouvelé son appui personnel au président Sleiman et à la première magistrature, ainsi qu'aux initiatives prises par le chef de l'État libanais « en vue de la réalisation de l'entente, de la stabilité politique et sécuritaire au Liban ». Le chef de l'État syrien a en outre insisté sur « la nécessité pour les institutions libanaises de s'acquitter de leurs tâches nationales », soulignant l'attachement de Damas à poursuivre la coordination et la coopération avec le Liban afin de redynamiser les relations bilatérales « sur base de ce qui avait été préalablement convenu entre les deux chefs d'État ».
De son côté, le président libanais s'est félicité des « relations privilégiées avec la Syrie qui sont dans l'intérêt du Liban » et a promis d'« œuvrer pour les développer », toujours selon SANA.
Il s'est en outre engagé, au nom du Liban, désormais membre non permanent au Conseil de sécurité, « à défendre les causes arabes et humanitaires, et à ne lésiner sur aucun effort dans cette direction ».
M. Sleiman est rentré à Beyrouth dans l'après-midi. Sa visite à Damas, la deuxième depuis son élection en mai 2008, intervient trois jours seulement après la formation d'un gouvernement d'union nationale.

