Tuerie au Texas :
le tireur poursuivi
pour 13 assassinats
Le psychiatre militaire Nidal Hasan, auteur de la fusillade sur la base militaire de Fort Hood (Texas, Sud) du 5 novembre, est poursuivi pour 13 meurtres avec préméditation, a annoncé jeudi l'armée américaine. Nidal Hasan sera poursuivi pour ces crimes devant une cour martiale. Il risque la peine de mort. L'homme de 39 ans, d'origine palestinienne, est accusé d'avoir déclenché la plus grave fusillade jamais enregistrée dans une base militaire américaine, tuant 13 personnes et en blessant 42, avant d'être blessé et maîtrisé. Selon les premières conclusions de l'enquête, M. Hasan, 39 ans, semble avoir agi seul à Fort Hood, mais il a été en contact avec une personne faisant l'objet d'une enquête antiterroriste et la police n'exclut pas la possibilité qu'il ait voulu perpétrer un attentat-suicide.
France
Angolagate : Pasqua règle ses comptes avec Chirac
L'ancien ministre français Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate, a affirmé que l'ex-chef d'État Jacques Chirac était informé dès 1995 de la vente d'armes à l'Angola, l'accusant de ne pas « avoir assumé ses responsabilités ». « En 1995, Jacques Chirac, Dominique de Villepin (alors secrétaire général de l'Élysée), Charles Millon (ministre de la Défense), Hervé de Charette (ministre des Affaires étrangères) étaient informés des ventes d'armes vers l'Angola », a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur lors d'une conférence de presse.
Chine
HRW appelle Pékin à fermer ses « prisons secrètes »
L'organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé hier la Chine à fermer ses « prisons secrètes », dénonçant les atteintes systématiques aux droits de l'homme dans ces lieux où des citoyens peuvent être détenus pendant des mois sans aucune procédure légale. « L'existence de ces prisons secrètes au cœur de Pékin tourne en ridicule les déclarations du gouvernement chinois sur l'amélioration des droits de l'homme et le respect des lois », a déclaré Sophie Richardson, l'une des responsables en Asie de l'ONG. Dans un rapport dévoilé hier, HRW précise que ces lieux de détention - dont l'existence est niée par les autorités - se trouvent dans des hôtels gérés par l'État, des hôpitaux et des centres psychiatriques.
Grande-Bretagne
Brown s'engage à durcir les mesures sur l'immigration
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé hier un prochain durcissement des mesures sur l'immigration, afin d'empêcher que des médecins et autres professionnels qualifiés non citoyens européens occupent des emplois au Royaume-Uni. M. Brown s'est engagé à durcir le système actuellement en vigueur, basé sur des points et permettant de déterminer quels migrants sont autorisés à travailler dans le pays, promettant de faire baisser l'immigration.
Climat
Ban encourage les dirigeants à se rendre à Copenhague
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a encouragé hier les chefs d'État ou de gouvernement du monde à répondre positivement à l'invitation du Danemark à participer en personne à la conférence de Copenhague. Il est convaincu qu'une implication directe de leur part est « essentielle pour que les gouvernements parviennent à un accord sur les questions cruciales qui sont au cœur d'un arrangement mondial sur le climat », poursuit le communiqué.
Le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen a officiellement invité hier 191 chefs d'État ou de gouvernement à participer au sommet de l'ONU sur le climat qui s'ouvre le 7 décembre à Copenhague, a annoncé son cabinet dans un communiqué. « Nos efforts communs seront jugés par les citoyens de la planète à la clôture de la conférence le 18 décembre », ajoute le chef du gouvernement danois.
Diplomatie
Cambodge et Thaïlande expulsent un diplomate chacun
Le Cambodge et la Thaïlande, qui ont déjà rappelé leurs ambassadeurs, ont expulsé jeudi un diplomate chacun, après la nomination comme conseiller du Cambodge de l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, a-t-on appris de sources officielles à Bangkok.
Birmanie
Hillary Clinton appelle à la libération « inconditionnelle » de Suu Kyi
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a réitéré hier à Manille son appel à une libération « inconditionnelle » de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi détenue par la junte. « Nous pensons qu'elle devrait être libérée et qu'elle ne devrait pas être en détention », a déclaré Mme Clinton. « Nous poursuivrons nos appels à sa libération inconditionnelle », a ajouté Mme Clinton, qui a déjà incité, mercredi à Singapour, les pays d'Asie à faire pression sur la Birmanie afin qu'elle organise des élections « libres » en 2010.

