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Moyen Orient et Monde

Le déclic...

Le mur de Berlin est tombé à la suite d'une annonce quelque peu précipitée faite devant la presse par un dirigeant est-allemand qui espérait « sauver » le régime communiste de la RDA. Il est presque 19h00 le 9 novembre 1989 lorsque Günter Schabowski, porte-parole du comité central du SED (le Parti communiste dirigeant), annonce que des visas pour voyager ou émigrer à l'étranger seront délivrés « sans condition » préalable. « À partir de quand ? » demande un journaliste. M. Schabowski hésite puis improvise : « Autant que je sache... immédiatement. » Les correspondants de presse bondissent alors hors de la salle et l'information crépite sur les fils d'agence : « Le mur est tombé. »
« En réalité, j'ai agi pour tenter de sauver le système de la RDA », expliquait récemment Günter Schabowski, 80 ans. Le dernier secrétaire général du SED Egon « Krenz m'avait remis ce message avant la conférence de presse sans un seul mot sur un quelconque délai », a-t-il affirmé ensuite. Exclu du SED début 1990 pour avoir fait tomber le mur, Günter Schabowski fut condamné en 1997 pour complicité dans les morts à la frontière interallemande puis gracié en 2000. Il est l'un des rares dirigeants est-allemands à s'être distancié du régime en reconnaissant sa responsabilité morale.

Le mur de Berlin est tombé à la suite d'une annonce quelque peu précipitée faite devant la presse par un dirigeant est-allemand qui espérait « sauver » le régime communiste de la RDA. Il est presque 19h00 le 9 novembre 1989 lorsque Günter Schabowski, porte-parole du comité central du SED (le Parti communiste dirigeant), annonce que des visas pour voyager ou émigrer à l'étranger seront délivrés « sans condition » préalable. « À partir de quand ? » demande un journaliste. M. Schabowski hésite puis improvise : « Autant que je sache... immédiatement. » Les correspondants de presse bondissent alors hors de la salle et l'information...
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